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[page 4] Une révolution est un retour du factice au réel.

europe majorité {versus} multitudes

samedi 1er décembre 2001, par intersiderale

Les manifestants et les actions directes peuvent faire face à une répression policière parfois très violente qui apour but de disperser, désolidariser et finalement dissoudre le mouvement. Voici quelques conseils qui peuvent éviter les incupaltions, les arrestations inutiles, les mouvements de panique au sein d’une manifestation

Une révolution est un retour du factice au réel.

(Quand on n’a pas de courage, on cherche une identité.)

Les fils du vent n’ont rien de ce qui constitue un peuple. Ni territoire, ni pouvoir , ni état, ni religion propre. S’ils ont une langue, l’usage en est bien cabossé. Et pourtant, ils sont un peuple. Huit millions en Europe. Bigarré, en mouvement, en devenir. D’Espagne en Russie, les pouvoirs ont tout fait pour les sédentariser, assimilation, “ romantisation ”, folklorisation. Ils sont toujours là. Comment expliquer cette civilisation de la survie, l’air toujours en décombres, ils s’imitent et se métissent à chaque instant. Toujours à l’envers, toujours en lisière, rebute des sociétés dominantes quelles que soit la domination. Insaisissables mais révélateurs de ces sociétés comme autant de petits miroirs d’une intarissable vitalité. Certains Roms parlent de leur nation, une nation en devenir, qui serait faite de tout ce qu’ils n’ont pas. Risible ? Et si dans l’Europe en cours ou nul ne sait ce que deviendront les nations, cette risible “ nation en devenir ” aurait un avenir, et même un grand avenir.

La dignité c’est le légion d’honneur des cocus, ce qui est donné par les nantis ou pauvres pour ne pas se révolter.

Alors un but, un modèle, une pensée unique ou une multitude de nuances sans fin. Nos lieux communs sont des non-lieux.

“ Cet ordre à vous, de banques, d’intérêts, qui devait soit-disant faire progresser le monde d’un millénaire, est baigné de sang à ses fondements tout comme l’ordre barbare d’antan, comme l’ordre esclavagiste, comme l’ordre actuel des princes et des seigneurs , à cette différence près que ce sang coule dans des comptes, dans des chiffres. Vos comtes sont des plaies terribles en regard desquelles les entailles causées par des lances et les haches font figure d’écorchures d’enfants. Malheureux est le monde qui vous a engendré. ”

Ismaïl Kadaré

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