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Aux impériaux, à la guerre et à la bourse, nous opposerons toujours la vie

CM1

lundi 1er avril 2002, par Cybermandaï-e-s

UN DES GROS PROBLÈMES des mouvements de résistance globale et locale, est qu’ils sont généralement perçu comme l’expression de la révolte des exclus du bien-être global, comme des victimes passives d’un processus économique destructeur. Cela, sans jamais parler, retracer dans ces processus mêmes, les éléments subjectifs de la production, c’est-à-dire ; qui produit la richesse globale et comment elle se produit.

Le pauvre n’est pas simplement victime mais exploité, précarisé et appauvri. Le pouvoir économique et politique est global, non seulement parce qu’il concerne tout le monde, mais surtout parce qu’il met à profit toutes les dimensions de la vie humaine, de la dimension intellectuelle, à la dimension affective ou biologique. Il est donc temps, pour nous, de mettre au centre de nos luttes le problème de toutes ces dimensions de la vie humaine, mise au travail et non reconnue en terme d’accès à la richesse et à l’autodétermination.

Comment s’y prendre ? Nous pensons que la résistance aux attaques de plus en plus dure des politiques néo-libérales sur nos vies passe par la nécessité d’un nom commun. Un nom qui recueillerait ce que nos passions ont de commun, capable de rendre intelligible une condition de vie sur laquelle renouer les fils des milliers d’existences dispersée dans nos villes, qui permettait de rebondir en vue d’un pari conflictuelle (pari qui se joue, dans la capacité d’élaborer un projet de transformation). Jusqu’à présent, ce nom est cybermandaï .

On en discute toujours et on en discutera encore.

Généralement, on aime assez bien ce nom. Il illustre bien que d’un côté « l’être cyber », c’est-à-dire un sujet aux capacités communicationnelle, affective, créative multiple et toujours en formation qui utilise son cerveau comme ustensile principal, devient dans un certain sens le caractère général de la force de travail contemporaine, et que d’un autre côté, ce caractère « d’être cyber » est maintenu dans une situation d’invisibilité productive, ce qui implique pour ce caractère un très fort degré de chantage, de précarisation et d’exploitation.

Le vide causé par ce manque de reconnaissance économique et politique doit être comblé à travers la revendication positive de notre propre existence. La street-party est un premier pas fait dans cette direction. La lutte est encore longue car cognitive, intellectuelle, relationnelle, immobilière et économique sont les attributs de la précarité que les cybermandaï-e-s veulent renverser.

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