intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

05] pratique de la gratuité

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk

OBJECTIF 2 - PRATIQUE DE LA GRATUITE

Prélude à l’abolition du travail (MOYEN 1)

OBJECTIF 2 - PRATIQUE DE LA GRATUITE

« L’affection se donne sans apprêts ; ce n’est pas sérieux. Le sérieux de l’âge adulte consiste à ôter la gratuité pour faire fructifier le profit, à tout rabattre dans le sillage de ce qui se paie, à commencer par le besoin de manger, de se mouvoir, de se loger, de s’exprimer, d’aimer » (Vaneigem 1989).

Le moyen 1 (TRAVAIL) implique l’objectif 2. L’objectif 2 entraîne le moyen 1. L’objectif 2 pourrait aussi s’énoncer par ses contraires : abolition de l’argent et de la gestion de sa bourse, abolition de l’économie, abolition du Kapital.

Dès lors, la dite loi de l’offre et de la demande rejoindrait de quelques vérités ce qu’elle prétend depuis 3 siècles.

"En un mot, ils prétendent acheter non une quantité de travail, équivalente à la somme qu’ils déboursent, mais la force de travail intrinsèque de l’ouvrier : c’est, en effet, l’ouvrier tout entier - corps et sang, vigueur et intelligence - qu’ils exigent. Lorsqu’ils émettent cette prétention, les employeurs négligent de tenir compte que cette force de travail est partie intégrante d’un être pensant, capable de volonté, de résistance et de révolte." (Pouget 1906).

La confusion née de ces deux mondes complémentaires tombera, dès que le monde du travail supprimera les mondes de son exploitation.

La seule richesse humaine qui pourrait les unir est dans leurs dépassements réciproques.

Prélude à l’abolition du travail (MOYEN 1)

De quel type de travail s’agit-il ?

"A heures et dates fixes, ils désertent les bureaux, les établis, les comptoirs pour se jeter, avec les mêmes gestes cadencés, dans un temps mesuré, comptabilisé, débité à la pièce, étiqueté de noms qui sonnent comme autant de flacons joyeusement débouchés : week-end, congé, fête, repos, loisir, vacances. Telles sont les libertés que leur paie le travail et qu’ils paient en travaillant" (Vaneigem 1989).

Et c’est certainement le prix à payer tant que la mort est dédiée à nos vies, et tant que la création est attachée à un dogme.

"Dans la société bourgeoise, le travail vivant n’est qu’un moyen d’accroître le travail accumulé (...) Dans la société bourgeoise, le passé domine le présent" (Marx & Engels, 1848).

"Parce que le travail mort continue de dominer le travail vivant, dans le temps spectaculaire le passé domine le présent" (Debord 1967).

Les mots ont légèrement varié et rien n’a changé.

Dès lors, le travail n’est certainement pas une activité permettant de créer, d’exprimer tout ce que l’harmonie des corps peut exprimer de vies et se peut exprimer ; ni d’activités permettant de dégager des énergies entièrement créatrices. La mort se construit par et autour du travail qui détruit la vie.

"Un travailleur est un esclave à temps partiel. C’est le patron qui décide de l’heure à laquelle il vous faut arriver au travail et de celle de la sortie - et de ce que vous allez y faire entre-temps. Il vous dit quelle quantité de labeur il faut effectuer, et à quel rythme. Il a le droit d’exercer son pouvoir jusqu’aux plus humiliantes extrémités. Si tel est son bon plaisir, il peut tout réglementer : la fréquence de vos pauses-pipi, la manière de vous vêtir, etc." (Black 1985).

L’abolition de tout travail d’exploitation aliéné engendre les effondrements des fondements des pouvoir, valeurs et moyens du Kapital et de son cher système organisé d’exploitation globale et terrestre.

"Rien de l’activité volée dans le travail ne peut se retrouver dans la soumission à son résultat" (Debord 1967).

Au même temps, elle engendre aussi l’abolition des vacances, des loisirs et du temps libre. Toute activité pouvant dès lors participer au développement collectif et à l’émulation individuelle.

"Le temps libre n’est rien d’autre que du temps qui ne coûte rien aux patrons. Le temps libre est principalement consacré à se préparer pour le travail, à revenir du travail, à surmonter la fatigue du travail. Le temps libre est un euphémisme qui désigne la manière dont la main-d’œuvre se transporte à ses propres frais pour se rendre au labeur et assume l’essentiel de sa propre maintenance et de ses réparations. Le charbon et l’acier ne font pas cela. Les fraiseuses et les machines à écrire ne font pas cela. Mais les travailleurs le font" (Black 1985).

(confusion possible)

Une libération généralisée du temps accordé au travail nous est refusée au nom des réalités ou de la sacro-sainte rentabilité, (traduisez par) un taux de profit qui rend la valeur d’usage nulle, voire inutile. D’ailleurs cette sacro-sainte nous rend aussi inutiles, voire nuls. Et nos nuls sont contraints à la joie des heures supplémentaires. ((((Il serait temps d’inverser la machine.))))

"Le stade parasitaire de l’économie est atteint lorsque la valeur d’usage tend vers zéro et la valeur d’échange tend vers l’absolu" (Vaneigem 1996).

Le travail n’ayant pas cessé d’être la seule source de richesse du système K, vérité niée par l’idéologie diffusée et diffuse du système K, il nous entraîne dans une logique où le travail de chacun agrandit la misère de chacun.

***"Du concept de travail à propulser aux réalités comme processus révolutionnaire" (Intersidérale 1997).

Tout travail et son temps à anéantir sont :

1. l’enrichissement matériel, individuel et/ou collectif, au détriment d’autrui et de la nature : principe contraire à l’émulation, aux plaisirs et à notre survie ;
2. l’activité aliénante qui résume la vie à une course pour la survie et les vacances, ou toutes autres drogues, à son exutoire ; 3. l’activité aliénante qui fait que les restes de plaisirs se paient et sont des à cotés ;
4. l’ennui qui réduit l’humanité à un non-sens et propulse une inhumanité dont le sens est linéaire et autodestructif.

P.-S.

suite 06] la nécessité à dépasser

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