intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

08] abolition de l’art

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk

OBJECTIF 3 - ABOLITION DE L’ART DECHU

"Nous réduirons l’art à sa plus simple expression qui est l’amour" (Breton 1924). (Vattimo)..

Ceux qui n’ont rien compris à l’inversion spectaculaire de la production artistique dans la société K ne voient pas dans la création artistique "une arme, qui au déclin de la société bourgeoise, se retourne inévitablement contre cette société" (Breton 1935). Leurs expressions se satisfont de la cupidité du leurre de leur non-être.

En d’autres termes, l’art n’est qu’une des expressions émulatives et évolutives de la vie et du vivant. Quel est le plus bel acte de vie que celui de créer. L’art n’est en rien une prétention d’immortalité, ni un marché. Cette prétention découle certainement de la nullité et de l’absurdité d’une société stagnante combinées aux désirs toujours croissants et réprimés de ses individus privés de vie. Ces pseudo-artistes recherchent dans l’immortalité, outre le dépassement de leur survie, une gratification égocentrée, et les collectionneurs la substance de son essence dans son accumulation. Or, le dépassement de la survie passe dans la révolution quotidienne de la vie. Le reste est un leurre.

Le moyen 1 (TRAVAIL) contribue décisivement à l’objectif 3 (ART). Et par le moyen 1 : "L’art serait ôté des mains des snobs et des collectionneurs (…) Ses qualités esthétiques et créatives se verraient rendues à la vie intégrale à laquelle le travail l’a dérobé" (Black 1985).

Le désir est à la vie ce que le besoin est à la survie

"La révolution naît de la barbarie extrême du capital et les masses doivent être prêtes à de grands sacrifices pour assurer la victoire du prolétariat" (Martens 1997). Certes, la barbarie est toujours là.

Freud citation ? (psychanalyse)

Mais, nous ne voulons pas d’un sacrifice pour la civilisation ni plus en entendre parler. Le sacrifice est une image projetée de cette société productiviste (du gaspillage et de son non-sens) sur le moi-surmoi-inconscient.

« Non content d’étendre la logique marchande à l’ensemble des activités sociales, l’homme contemporain y intègre désormais la vie elle-même. La cellule, le gène (…) » (Ramonet 1999).

"Le désir humain dépasse tout objet, ne satisfait d’aucune foi : son appel est sans limites" (Alquié 1955).

De nos jours, les positions des héritiers des partis communistes et des théories marxistes-léninistes et maoïstes se limitent :
1. une démarche et une pratique social-démocrate, relevant majoritairement de la IIè Internationale , 2. soit à l’esprit du sacrifice individuel, au profit de l’idée du progrès , d’un bien-être collectif administré à distribuer.
Les premières s’engagent dans l’entretien du système à dépasser.
Les secondes proposent une préalable aliénation individuelle au profit d’une incertaine désaliénation collective. Incertaine ? Incertaine dans le sens où une désaliénation collective nécessite au même temps une désaliénation individuelle. Sans quoi nous revoilà parti pour un tour.

"Les premières tentatives de révolution, nées de la crise aiguë du capitalisme (1918-1921), se terminèrent par la victoire et l’affermissement de la dictature du prolétariat dans l’URSS et par la défaite du prolétariat dans divers autres pays. Ces défaites sont dues, avant tout, à la tactique de trahison des chefs social-démocrates et des leaders réformistes du mouvement syndical ; au fait que les communistes n’entraînaient pas encore la majorité de la classe ouvrière et que dans plusieurs pays, des plus importants, il n’existait pas encore de Parti communiste" (Internationale communiste 1928).

"l’histoire du XXè siècle européen est jalonnée de révolutions manquées, sabotées par la social-démocratie, le stalinisme ou le révisionnisme communiste. Curieuse conception, qui fait de l’histoire de la classe ouvrière un long mélodrame où celle-ci est perpétuellement séduite et abandonnée par des chefs qui ne lui promettent le socialisme que pour satisfaire d’ambitieux intérêts" (Bon & Burnier, 1971).

Quant à la majorité des partis communistes européens occidentaux (excepté l’Italie et la Grèce), ils ont définitivement trahis leur cause lors de l’issue de la guerre 1939-1945, sous l’impulsion de feu Staline. En troquant une participation aux pouvoirs contre leurs armes, ils ont alors rejoint le clan réformiste (révisionniste, dont le leader était ce même feu Staline). Ils ont ainsi enterré l’internationalisme au profit de reconstructions nationales K. (à développer)

Quant à la révolution russe de 17 : "Ce serait (…) une folie de croire qu’au premier essai d’importance mondiale de dictature prolétarienne, et cela dans les conditions les plus difficiles (…), au milieu du désordre et du chaos d’une conflagration mondiale, sous la menace constante d’une intervention militaire (...), et en face de la carence complète du prolétariat international, ce serait une folie, dis-je, de croire que, dans cette première expérience (...), tout ce qui a été fait ou n’a pas été fait en Russie ait été le comble de la perfection. Tout au contraire, la compréhension (...) de la politique socialiste et de ses conditions historiques nécessaires obligent à admettre que, dans des conditions aussi défavorables, l’idéalisme (...) et l’énergie révolutionnaire (...) ne peuvent réaliser ni la démocratie ni le socialisme, mais seulement de faibles rudiments de l’une et de l’autre" (Luxemburg 1918).

La révolution ludique

Aussi les concepts de révolution ludique (Black 1985), d’an zéro des situationnistes, d’imagination au pouvoir d’un mai 68 et de surcroît du refus de jouer avec nos pieds sont omniprésents.

"Ce que je désire réellement, c’est de voir le jeu se substituer au travail. (…) Même les activités qui recèlent quelque contenu ludique finissent par le perdre en étant réduites à des besognes que des gens formés à ces tâches, et seulement ces gens-là, sont contraints d’exercer à l’exclusion de toute activité" (Black 1985).

Il ne s’agit pas de singer (l’échec de) nos prédécesseurs mais de donner un sens à la vie, à nos vies collectives et individuelles, à ma vie et toi à la tienne : un sens à l’entreprise humaine, aux entreprises libres des humains libérés.

"Nous ne voulons pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange contre le risque de mourir d’ennui" (Vaneigem 1967).

Trop souvent nos luttes furent envisagées d’un point de vue quantitatif. Le quantitatif reste le propre du système à dépasser. Le qualitatif devait survenir dans la révolution. Or, il n’est plus question de l’attendre ou de l’espérer. Seule une lutte qualitative permanente peut constituer le point d’appui et d’ancrage d’une évolution qualitative potentielle et nécessaire. Le quantitatif apporte simplement légitimité de masse, solidité, consistance et constance aux changements.

Il reste évident que : "S’il n’y a pas de changements qualitatifs partiels ni de nombreux changements quantitatifs, le changement qualitatif final ne peut pas se produire" (Tsé-Toung 1960).

Cependant : "Il ne s’agit plus de se nourrir, de se loger, de se déplacer, de s’instruire, de se rencontrer selon les critères d’utilité élémentaire. Nous ne voulons rien de moins que le luxe et l’abondance dont rêve chaque désir saisi par la passion de s’affiner" (Vaneigem 1996).

Dès lors, "Nous avons besoin des enfants comme professeurs (…) Leur contribution à la révolution ludique sera immense parce qu’ils sont mieux exercés dans l’art de jouer" (Black 1985).

P.-S.

suite 09] DETAIL concernant l’éducation

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