intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

09] DETAIL concernant l’éducation

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk

POINT DE DETAIL CONCERNANT L’EDUCATION

"Traiter les enfants comme des clients adultes et les adultes comme des enfants idiots" (Intersidérale 1997).

Marx, Vaneigem, etc. reproduction du système

Arrêter de singer.

Que devrait être l’éducation ? Certes pas celle que nous connaissons.

"Et que les enfants se rendent dans des camps de concentration nommés "écoles", d’abord pour que maman ne les ait pas sur le dos pendant qu’elle besogne, ensuite pour mieux contrôler leurs faits et gestes - et incidemment pour qu’ils acquièrent les habitudes de l’obéissance et de la ponctualité, si nécessaires aux travailleurs" (Black 1985).

Un enseignement intègre atteint son but dès qu’il devient inutile. C’est celui qui mène vers l’autonomie. Mais il ne peut exister d’enseignant réellement intègre tant l’autonomie lui est aussi refusée et tant qu’il accepte sa condition soumise et tant qu’il ne cherche lui-même l’autonomie.

Malgré une résistance certaine de certains enseignants, le rôle idéologique et la fonction de reproduction de l’école sont, sans leurre, et restent :
* apprendre la discipline, une sociabilité hypocrite ?, l’obéissance, la flatterie, une critique conforme, traduisez par esprit critique, la compétition, l’humiliation, l’arbitraire ;
* apprendre le bourrage de crâne inutile, la connaissance sans pratique, le culte de la personnalité, l’abstraction comme désir, le besoin comme nécessité, le travail comme ennui obligé, la sélection comme naturelle, la nature comme objet utilitaire, l’Histoire comme Vérité, la nullité comme évasion ; etc.

Les lectures historiques et littéraires imposées à l’école participent moins à notre émulation culturelle qu’à leur Nécessité de nous penser en termes K. Par exemple, la lecture d’un très honorable Honoré de Balzac / Emile Zola nous apprend la misère virtuelle.
Pourtant, la misère est toujours bien réelle, non seulement au coin de nos rues mais aussi celle de nos têtes et celle dans notre assiette, en porcelaine ou en plastique.

HISTOIRE

« L’histoire de la révolution est pour nous, avant tout, le récit d’une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées » (Bronstein 1930).

"Toutes les formes de société qui ont dominé dans l’histoire se sont imposées aux masses, qu’elles devaient tout simplement faire travailler, par la force et par l’illusion. Le plus grand succès de notre civilisation moderne est d’avoir su mettre au service de ses dirigeants une incomparable puissance d’illusion" (Sanguinetti 1975).

Comme l’Histoire est idéologique, dans un système dominant donné, elle n’a à rendre de compte à personne. Tel est son rôle dévoué et telle est l’idéologie d’où elle émane et à laquelle elle répond.

D’un point de vue historique, l’Histoire comme époque débute aux premières écritures retrouvées.
D’un point de vue idéologique, l’Histoire n’est que le rapport de force dominant où intercède le passé du dominant idéologique. D’un point de vue scientifique, une science qui écarte et les propos idéologiques et les rapports de forces existants pour écrire l’Histoire n’est point une science.

L’histoire non-écrite c’est-à-dire celle qui débute avant celle de la limite historique et qui perdure au-delà des millénaires est exempte de toutes compromissions ; hormis des croyances de clans, de communautés, de rapports communautaires issus du vécu.

Notes concernant une certaine histoire incertaine

"Ceux qui dominent la société se réservent d’en faire l’histoire officielle ; c’est là une prérogative qu’aucune classe dominante n’a jamais délaissée" (Delruette & Merckx, 1999).

Que nous apprend l’histoire officielle dès notre plus jeune âge ? N’est-ce pas avant tout une succession de chiffres et de gros culs, voire des grosses têtes, passant leurs temps à se contredire et à faire se taper leurs sujets en espérant voir grossir leur nombril ? Depuis qu’un gros ventre élargit son nombril, nous étoufferons par boulimie.

L’histoire officielle c’est celle des chiffres et du par chœur. Telle serait la logique d’un des meilleurs moyens éducatifs du conditionnement.

L’histoire officielle c’est celle qui doit nous faire accepter le médiocre commun aux dominants et dominés. Elle nous déclame implicitement que la bêtise serait la nature des masses. Elle nous réclame explicitement qu’un chef serait nécessaire.

L’histoire officielle c’est celle qui est réécrite en fonction des nécessités des dominants et des oublis, omissions et soumissions successives des dominés.

L’histoire officielle c’est celle des gros culs, de leurs guerres (et de nos névralgies). C’est l’histoire que nous devons apprendre à reproduire. C’est celle du rapport de force du visible et dominant.

"Ecrire une histoire inhumaine de l’humanité aurait quelque mérite si elle n’encombrait pas déjà la mémoire d’une civilisation par tant de volumes célébrant la gloire des hommes qui se piquaient de ne point l’être. La fin d’une époque incite au raccourci" (Vaneigem 1996).

Cette histoire là est élevée au rang d’objective.

"Le précieux avantage que le spectacle a retiré de cette mise hors la loi de l’histoire, d’avoir condamné toute l’histoire récente à passer à la clandestinité, et d’avoir réussi à faire oublier très généralement l’esprit historique dans la société, c’est d’abord de couvrir sa propre histoire : le mouvement même de sa récente conquête du monde. Son pouvoir apparaît déjà familier, comme s’il avait depuis toujours été là. Tous les usurpateurs ont voulu faire oublier qu’ils viennent d’arriver" (Debord 1988).

Malgré ces efforts, d’autres histoires subsistent. Celles-là sont vécues et restent officieuses et subjectives.

C’est l’histoire des vivants. C’est celle qui est toujours à écrire. C’est celle oubliée, présente et à venir. C’est celle qui mérite d’être vécue avant d’être lue.

(intégrer Vaneigem)

En d’autres mots, l’histoire officielle comme son enseignement c’est aussi : "programmer l’éducation pour fabriquer des individus drillés à la production, facilement stimulables à la consommation et jetables une fois usés ou inutiles" (Intersidérale 1997).

P.-S.

suite 10] APPRENDRE LA VIE

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