intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

11] abolition de l’école

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk (Date de rédaction antérieure : 1er 1998).

MOYEN 3 - ABOLITION DE L’ECOLE

"Nous avons introduit quelques moyens de distraction pour les enfants. Nous leur apprenons à chanter pendant le travail, à compter également en travaillant : cela les distrait et leur fait accepter avec courage ces douze heures de travail qui sont nécessaires pour leur procurer des moyens d’existence" (Scrive 1857 in Lafargue 1883).

Dans les pays dit avancés, l’école a remplacé la fabrique ou les mines sous de multiples pressions populaires. Néanmoins, cela correspondait au besoin de progrès technologique du régime K.

Le droit à l’éducation pour tous, signifiant l’accès aux connaissances et le partage des savoirs, représentait une revendication progressiste historique.

Mais dès que ce droit au partage des connaissances est récusé et remplacé par l’obligation scolaire pour tous, signifiant l’apprentissage de la contrefaçon et la falsification, et par le copyright, cette revendication perd son caractère progressiste.
Par-là, le système K cherche à éviter, voire à économiser, l’émancipation collective des individus, au-delà et par delà la connaissance.

De plus, pouvons-nous vraiment nous réjouir de ce médiocre progrès et de ces écoles ?
Un enfant de 12 ans est contraint aux 8 heures journalières d’ennui sacrifié à l’école. Il faut y ajouter les déplacements qui allongent cette journée, sans oublier les devoirs quotidiens.

Ces heures de travaux forcés journalières n’assurent plus la survie de l’enfant et de sa famille. Elles assurent la survie du système K en obligeant l’enfant à accepter sa condition future d’adulte auquel il aspire (pour se libérer du joug d’une oppression répressive ou protectrice.)

"Le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves. Choisir librement parmi une grande variété de marchandises et de services, ce n’est pas être libre si pour cela des contrôles sociaux doivent peser sur une vie de labeur et d’angoisse - si pour cela on doit être aliéné. Et si l’individu renouvelle spontanément des besoins imposés, cela ne veut pas dire qu’il soit autonome, cela prouve seulement que les contrôles sont efficaces" (Marcuse 1968).

P.-S.

note mars 2008 : cela serait bien que je complète par exemple avec Une Société sans école, ou Comment éduquer sans école de Ivan Illich, ainsi qu’avec certains exposés des motivations des lois et autres arrêtés concernant l’obligation et l’organisation de l’enseignement.

"L’école (...) est l’élément principal du système de production pour la consommation, qui devient de plus en plus complexe, spécialisé et bureaucratisé. L’instruction scolaire est nécessaire à la production des habitudes et des attentes de la société de consommation.

suite 12] ABOLITION DES MEDIAS

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