intersiderale - διαστρική

12] ABOLITION DES MEDIAS

1er 1998, par stalinopAnk (Date de rédaction antérieure : 1er 1998).

MOYEN 4 - ABOLITION DES MEDIAS

"Avec la destruction de l’histoire, c’est l’événement contemporain lui-même qui s’éloigne aussitôt dans une distance fabuleuse, parmi ses récits invérifiables, ses statistiques incontrôlables, ses explications invraisemblables et ses raisonnements intenables. A toutes les sottises qui sont avancées spectaculairement, il n’y a jamais que des médiatiques qui pourraient y répondre, par quelques respectueuses rectifications ou remontrances, et encore en sont-ils avares car, outre leur extrême ignorance, leur solidarité, de métier et de cœur, avec l’autorité générale du spectacle, et avec la société qu’il exprime, leur fait un devoir, et aussi un plaisir, de ne jamais s’écarter de cette autorité, dont la majesté ne doit être lésée. Il ne faut pas oublier que tout médiatique, et par le salaire et par autres récompenses ou soultes, a toujours un maître, parfois plusieurs ; et que tout médiatique se sait remplaçable" (Debord 1988).

L’esprit critique n’est-ce pas avant tout la suppression des médias ? De ceux-là qui concourent aux justifications de l’aberration du système en projetant ses dogmes et ses fondements sur la prétendue bêtise collective et les présentant supérieurs à toutes autres civilisations. Cette abolition est, à ce point historique, devenue hygiénique. Ces médias sont appelés la presse libre prétendue garante de notre Etat de droits. Combien de temps encore accepterons-nous cette supercherie ? Comme si un marteau-piqueur pouvait être aussi la plume d’un envol. Des hordes de perroquets inondent nos futurs d’un présent falsifié vendu aux rayons de nos supermarchés.

"Television, drug of the nation" (Hiphoprisy 1992).

Ces médias dont le message perpétuel, explicite ou non, est ne faites aucune confiance en l’autre, se résument :

- au vide qu’ils dégagent

- au marteau du martèlement de l’entretien de la bêtise

- à la publicité dont le slogan implicite et explicite scande l’autre est un con

- à la répétition et l’ancrage d’horreurs nouvelles & passées servies au quotidien et inventées si besoin

Des nouvelles historiques "ne sont publiées nulle part, car, ceux-ci sont privés du moyen de le faire, et ceux-là de l’envie" (Debord 1979).

Le journaliste contemporain doit donner à boire et à manger (= du pain et des jeux revient à une notin d’objectivité) tout en respectant les impératifs de ses pourvoyeurs de fonds et de sa hiérarchie (= question de nécessité) dans un tout où l’illusion de liberté de la presse est devenu un dogme égal à une vérité historique vraie et une nécessité économique.

De tous médias, la portée du contenu dépend avant tout de sa puissance de diffusion, de répétition et de l’argent - du Kapital - dépensé. Elle dépend et très peu et rarement de son contenu. occuper la place et taper sur le clou

Leur logique suit en quelques sortes les égalités :

inondation pour tous
=
submersion pour tous
=
pouvoir pour moi/lui
=
ignorance garantie pour tous
=
argent pour moi/lui

Au XVè siècle, un Spinoza se devait de démontrer rigoureusement ses propos émulateurs. Propos qui valait entre exil, excommunication, éviction et mort. Depuis lors, la science considérée en et pour elle-même fait partie du mensonge général.

A l’aube du XXIè siècle, que nous importe de démontrer des vérités révolutionnaires qui seront d’abord ignorées avant d’être noyées dans un flot du/de mensonge. Et au cas où elles persisteraient, elles seraient vidées de toute substance vraie pour rejoindre l’illusion nécessaire qui fait d’une alternative le prolongement du système K adapté.

P.-S.

suite 13] ABOLITION des lois & de la justice

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