intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

14] GUERRE A LA MORALE USURPEE

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk (Date de rédaction antérieure : 1er 1998).

MOYEN 5 - GUERRE A LA MORALE USURPEE

« La Morale !!! quelles tristes idées ce mot fait naître ! La Morale !!! A ce mot l’enfant croit voir les pédants armés de fouets, la jeune femme croit voir les jaloux qui la menacent des chaudières bouillantes de l’enfer ; au nom de la morale, l’honnête homme se rappelle tant d’intrigants et de criminels à qui la morale servit de masque dans tous les temps » (Fourier 1806 ?).

"en substituant aux jouissances à la fois illusoires et brutales de ce dévergondage corporel et spirituel, les jouissances aussi délicates que réelles de l’humanité pleinement accomplie dans chacun et dans tous, la révolution sociale seule aura la puissance de fermer en même temps tous les cabarets et toutes les églises" (Bakounine 1870).

D’une éthique collective comme idéologie individuelle

"En leur faisant sentir au contraire la nécessité de la vertu uniquement parce que leur propre bonheur en dépend, ils seront honnêtes gens par égoïsme, et cette loi qui régit tous les hommes sera toujours la plus sure de toutes" (Sade 1795).

D’une morale des producteurs enfin libérée du dogme du travail

"De cette morale scélérate la classe ouvrière est donc saturée jusqu’à profusion.
Depuis sa naissance, jusqu’à la mort, le prolétaire en est englué : il suce cette morale avec le lait plus ou moins falsifié du biberon qui, pour lui, remplace trop souvent le sein maternel ; plus tard, à la "laïque", on la lui inculque encore, en un dosage savant, et l’imprégnation se continue, par mille et mille procédés, jusqu’à ce que, couché dans la fosse commune, il dorme de son éternel sommeil. L’intoxication résultante de cette morale est tellement profonde et tellement persistante que des hommes à l’esprit subtil, au raisonnement clair et aigu, en restent cependant contaminés" (Pouget 1906).

A la fin du XIXè siècle, "La morale capitaliste, piteuse parodie de la morale chrétienne, frappe d’anathème la chair du travailleur ; elle prend pour idéal de réduire le producteur au plus petit minimum de besoins, de supprimer ses joies et ses passions et de le condamner au rôle de machine délivrant du travail sans trêve ni merci" (Lafargue 1883).

A la fin du XXè siècle, la morale K frappe toujours d’anathème la chair du travailleur. Elle ?? a pris pour idéal de réduire le producteur au consommateur effréné de besoins illusoires et de passions et joies décharnées et vidées de leurs substances. La machine K a continué d’asservir le travailleur car : "la passion aveugle, perverse et homicide du travail transforme la machine libératrice en instrument d’asservissement des hommes libres : sa productivité les appauvrit.
(…) A mesure que la machine se perfectionne et abat le travail de l’homme avec une rapidité et une précision sans cesse croissantes, l’Ouvrier, au lieu de prolonger son repos d’autant, redouble d’ardeur, comme s’il voulait rivaliser avec la machine. ô concurrence absurde et meurtrière !" (Lafargue 1883).

P.-S.

suite 15] ORGANISATION révolutionnaire & Théorie de la séparation

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