intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

16] AUTOFORMATION idéologique

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk

L’AUTOFORMATION IDEOLOGIQUE
Quant à détruire toute idéologie

Comment mieux percevoir les idéologies des dominants, tout en se débarrassant de nos dogmes réactifs ?

((Ce qui est peu compris par certains camarades de Marx, suivit de Lénine, )) pourrait être le caractère révolutionnaire de celui qui mène une vie de petit-bourgeois au sein d’une société où pullulent richesses et surabondance. Ce qui est peu admis par des fidèles du socialisme soumis à l’idéologie du travail pourrait être le rôle révolutionnaire du non-travailleur.

"Rien ne s’inverse plus vite en son contraire que les élans de la vie. L’Histoire ruisselle du sang que répandirent, dans l’hystérie collective et la pensée émotionnelle, les hommes découvrant au fil de l’anéantissement l’ivresse que leur avait refusée une vie tramée sur le renoncement. Quand elles se désabusent, les grandes espérances brisent avec délectation morbide ce que leur fut le plus cher" (Vaneigem 1996).

Celui qui n’a pas ingérer et assimilé toutes les essences des théories révolutionnaires n’a rien compris aux théories de la révolution, ni à une seule.

"Enfin, anarchie et communisme, loin de hurler de se trouver ensemble, hurleraient de ne pas se trouver ensemble, car ces deux termes, synonymes de liberté et d’égalité, sont les deux termes nécessaires et indivisibles de la révolution" (Cafiero 1880.)

Trop souvent l’organisation dite révolutionnaire recherche l’unité sur base de moyens et de théories de la pratique théorique. L’unité est rarement créée sur le but final. L’unité réelle s’acquiert dans la pratique et dans l’imagination.

"Selon nous, tout ce qui tend à détruire l’oppression économique et politique, tout ce qui sert à élever le niveau moral et intellectuel des hommes, à leur donner conscience de leurs droits et de leurs forces et à les persuader d’en faire usage eux-mêmes, tout ce qui provoque la haine contre l’oppression et suscite l’amour entre les hommes, nous approche de notre but" (Malatesta 1899).

Très peu de théories et idéologies révolutionnaires s’intéressent de savoir en quoi l’une parmi elles a réussi à franchir une des étapes qui permet de nous révolutionner. Toutes se limitent à justifier ou trouver les fondements intrinsèques et forces externes de son échec. Elles s’arrêtent donc là où débute l’échec. De celles-ci, très peu encore peuvent imaginer, d’autant leur théorie est juste, la puissance réactionnaire d’un système à bout de souffle, traduisez en voie de disparition, même s’il occupe une échelle globale. Une des émulations collectives à tirer de l’échec de la révolution d’octobre serait la puissance individuelle réactionnaire que notre système nous a imposé et inculqué et auquel il nous a conditionné.

"La Commune montre comment les défenseurs du vieux monde bénéficient toujours, sur un point ou sur un autre, de la complicité des révolutionnaires ; et surtout de ceux qui pensent la révolution. C’est sur le point où les révolutionnaires pensent comme eux. Le vieux monde garde ainsi des bases (l’idéologie, le langage, les mœurs, les goûts) dans le développement de ses ennemis, et s’en sert pour regagner le terrain perdu" (Debord, Kotànyi & Vaneigem, 1962).

Apprendre à vivre et à réaliser nos désirs de manière perpétuelle est la première et la dernière de nos révolutions au quotidien.

Les théories anarchistes, malgré leur préservation, n’arriveraient à rien de mieux qu’un système K ultra-amélioré, si elles ne sont aptes à dépasser leur idéologie et leurs dogmes. Celles-ci amèneraient, comme l’Etat dit prolétarien, à un échec.

"Entraînés par la force et la logique des choses, les anarchistes au pouvoir - quel non-sens ! - n’auraient réalisé qu’une variété du bolchevisme" (Voline 1939).

Si nous devions être juge de l’échec de la révolution d’Octobre, il nous faudrait pointer la responsabilité des anarchistes ou leur irresponsabilité. "C’est pendant la révolution de 1917 que la nécessité d’une organisation générale se fit sentir le plus nettement et le plus impérieusement. Ce fut au cours de cette révolution que le mouvement libertaire manifesta le plus haut degré de démembrement et de confusion. L’absence d’une organisation générale amena beaucoup de militants dans le rang des bolcheviks" (Dielo Trouba 1926.)

Réécrire : Arrêtons de chercher un traître dans Lénine ou Trotsky, le méchant tyran dans Staline, un héros dans Che Guevara, un bandit dans Makhno. Cherchons en quoi les masses n’ont su être efficaces, en 1848, en 71, en 1917-21, en 31, en 36-39, en 45, en 57, en 68-70, etc.

P.-S.

suite 17] Contre l’avant-garde

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