intersiderale - διαστρική
Accueil du site > en français > blabla > points-de-vues > (tentative ratée d’) idées T.O.C. à plat > 18] De l’ennemi virtuel et de l’utopie réelle

d’une vie et de l’autre

18] De l’ennemi virtuel et de l’utopie réelle

1er 1998, par stalinopAnk (Date de rédaction antérieure : 1er 1998).

De l’ennemi virtuel et de l’utopie réelle

Nous voilà 6 milliards. La bourgeoisie est devenue d’autant plus insignifiante. Ceci rend difficile sa conception, même si la misère de son système est ubiquiste. Sa virtualité a diminué la portée des théories l’identifiant comme ennemi de classe réel et identifiant le rôle de son Etat au sein du système K. Plus un tout est virtuel, plus tout changement vital parait irréel.

Une partie du prolétariat, moins d’1 milliard, s’est avachi dans son embourgeoisement. Il a accepté de vivre au-dessus des malheurs des autres qu’il exploite lui-même, directement et indirectement, consciemment ou non, tout en niant cette évidence révulsante. Aussi, les concepts de ces mêmes théories les laissent inadéquates dans le langage pour ces populations embourgeoisées. Dans le cas contraire, elles s’adressent à un idéalisme romantique ou procède d’une démagogie adaptée.

Cette certaine aisance, au lieu de les pousser vers l’émancipation, les corrompt profondément. Elle cloue l’humain désirant à des nécessités illusoires et des besoins débiles. C’est une des autres victoires du système K, la corruption généralisée.

Une hypothèse était : "Entre la société capitaliste et communiste se place la période de transformation révolutionnaire de celle-là en celle-ci. A quoi correspond une période de transition politique où l’Etat ne saurait être autre chose que la dictature du prolétariat" (Marx 1875).

Beaucoup de révolutionnaires attitrés par profession se sont attardés sur la question de l’Etat prolétarien. D’autres s’y attardent toujours mais l’histoire pourra-t-elle encore les taxer de révolutionnaires ? Il est clair qu’avoir une conscience de ce qu’est l’Etat K, nous aide à notre prise de conscience révolutionnaire et à participer à un processus émancipateur. Il est moins évident que transposer des termes permette une émancipation.

intégrer Marx (48 ?) sur la prise de conscience..

« Plus longtemps l’U.R.S.S. demeurera dans un entourage capitaliste et plus profonde sera la dégénérescence de ses tissus sociaux. Un isolement indéfini devrait infailliblement amener, non l’établissement d’un communisme national, mais la restauration du capitalisme » (Bronstein 1936).

Quand ce n’est pas la thèse des forces contre-révolutionnaires, la thèse du révisionnisme est souvent incriminée par les marxistes-léninistes staliniens ou par les maoïstes pour justifier la défaite momentanée ( ?) des tentatives révolutionnaires socialistes. La thèse des purges et du despotisme est agitée par les marxistes-léninistes trotskistes pour justifier ce même échec et la thèse de l’autoritarisme et de l’Etat prolétarien par les antiautoritaires, trop souvent sectaires, traduisez par autoritaires.

"Toute société qui aura rompu avec la propriété privée sera forcée, selon nous, de s’organiser en communisme anarchiste. L’anarchie mène au communisme, et le communisme à l’anarchie, l’un et l’autre n’étant que l’expression de la tendance prédominante des sociétés modernes, la recherche de l’égalité" (Kropotkine 1888).

Les analyses se basant sur l’opposition de l’anarchie et du communisme n’aident pas à améliorer les théories de l’anarchie et tendent à renforcer et crédibiliser le système K, en discréditant les théories et pratiques des communistes. Par contre, en surmontant cette barrière idéologique, elles seraient certainement upgradées. De notre époque, beaucoup d’anarchistes romantiques ou idéalistes, en excluant les dogmatiques, se croient sains et saufs de tous les échecs des précédentes révolutions. Ceux-là sont des naïfs qui se préparent à établir un nouvel échec.

"L’impérialisme tend à créer, également parmi les ouvriers, des catégories privilégiées et à les détacher de la grande masse du prolétariat.

A noter qu’en Angleterre la tendance de l’impérialisme à diviser les ouvriers, à renforcer parmi eux l’opportunisme, à provoquer la décomposition momentanée du mouvement ouvrier est apparue bien avant la fin du XIXè siècle et le début du XXè" (Oulianov 1916).

En partant de Marx et conformément à certaines thèses communistes-libertaires, anarchistes et situationnistes, ne doit-on pas y voir une persistance de la structure et de l’organisation de l’Etat bourgeois dans les tentatives révolutionnaires passées. Celui-ci au lieu d’être détruit fut au mieux amélioré. Ajoutons que ces révolutions partielles lui ont donné le souffle de l’alternative ou la force de la réaction.

"L’anecdote des incendiaires, aux derniers jours, venus pour détruire Notre-Dame, et qui s’y heurtent au bataillon armé des artistes de la Commune, est riche de sens : elle est un bon exemple de démocratie directe. Elle montre aussi, plus loin, les problèmes encore à résoudre dans la perspective du pouvoir des conseils. Ces artistes unanimes avaient-ils raison de défendre une cathédrale au nom de valeurs esthétiques permanentes, et finalement de l’esprit des musées, alors que d’autres hommes voulaient justement accéder à l’expression ce jour-là, en traduisant par cette démolition leur défi à une société qui, dans la défaite présente, rejetait toute leur vie au néant et au silence ? Les artistes partisans de la Commune, agissant en spécialistes, se trouvaient déjà en conflit avec une manifestation extrémiste de la lutte contre l’aliénation" (Debord, Kotànyi et Vaneigem, 1962).

P.-S.

suite 19] confusion & trouble persistant

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0