intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

23] ABOLITION des institutions

1er 1998, par stalinopAnk (Date de rédaction antérieure : 1er 1998).

MOYEN 8 - ABOLITION DES INSTITUTIONS

Le moyen 8 est directement lié aux abolitions des religions-Etat.

"Qu’y a-t-il de plus antique et de plus universel que l’esclavage ? L’anthropophagie, peut-être. Dès l’origine de la société historique (...), il y a eu toujours et partout exploitation du travail forcé des masses, esclaves, serves ou salariés, par quelque minorité dominante ; oppression des peuples par l’Eglise et par l’Etat. Faut-il en conclure que cette exploitation et cette oppression sont des nécessités absolument inhérentes à l’existence même de la société humaine ?(...) l’argumentation des avocats du bon Dieu ne prouve rien.
Rien n’est, en effet, ni aussi universel ni aussi antique que l’inique et l’absurde, et c’est au contraire la vérité, la justice qui, dans le développement des sociétés humaines, sont les moins universelles, les plus jeunes ; ce qui explique aussi le phénomène historique de persécutions inouïes (...) de la part des représentants officiels, patentés et intéressés des croyances universelles et antiques" (Bakounine 1870).

La croyance en un dieu peut-être une échappatoire à la crise déclenchée par l’absurdité vivant dans nos sociétés du non-vivant. Cette échappatoire permet d’éviter et d’enterrer le trouble qui découle du non-sens de la vie vécu dans la société du non-sens.

"tout principe est un jugement, tout jugement est l’effet de l’expérience, et l’expérience ne s’acquiert que par l’exercice des sens (...). Comment (...) a-t-on pu persuader à des êtres aussi raisonnables que la chose la plus difficile à comprendre était la plus essentielle pour eux ? (...) L’ignorance et la peur (...), voilà les deux bases de toutes religions. L’incertitude où l’homme se trouve par rapport à son Dieu est précisément le motif qui l’attache à sa religion. L’homme a peur dans les ténèbres (...) ; la peur devient habituelle en lui et se change en besoin : il croirait qu’il lui manque quelque chose s’il n’avait plus rien à espérer ou à craindre" (Sade 1795).

"Ces dispositions mystiques ne dénotent pas tant, chez elles, une aberration de l’esprit qu’un profond mécontentement du cœur. C’est la protestation instinctive et passionnée d’être humain contre les étroitesses, les platitudes, les douleurs et les hontes d’une existence misérable. Contre cette maladie, ai-je dit, il n’est qu’un seul remède : c’est la révolution sociale" (Bakounine 1870).

La religion chrétienne par nécessité s’est faite, dans la jouvence de son pouvoir déchu, défenseur de l’abolition de la peine de mort. Alors que son histoire atteste son admirable goût morbide pour les bûchers. La morale chrétienne institutionnelle est un dogme des plus versatiles. Cette morale n’hésitait pas à condamner aux ténèbres de la mort la sodomie. Alors qu’un Sade écrivait au même temps : "et surtout d’anéantir pour jamais l’atrocité de la peine de mort, parce que la loi qui attente à la vie d’un homme est impraticable, injuste, inadmissible. (...) il est impossible que la loi puisse obtenir le même privilège, parce que la loi, froide par elle-même, ne saurait être accessible aux passions qui peuvent légitimer dans l’homme la cruelle action du meurtre" (Sade 1795).

"l’athéisme est à présent le seul système de tous les gens qui savent raisonner" (Sade 1795).

Toutefois, des religions adaptées aux besoins historiques des masses pourraient encore fournir une force révolutionnaire, tant qu’elles dépassent le dogme et la castration qu’elles contiennent.

P.-S.

suite 24] DISPARITION DE LA NATION

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