intersiderale - διαστρική

d’une vie et de l’autre

26] ABOLITION de la PROPRIETE PRIVEE

(tentative ratée de) mise à plat

1er 1998, par stalinopAnk (Date de rédaction antérieure : 1er 1998).

MOYEN 10 - ABOLITION DE LA PROPRIETE PRIVEE

Il est utile de rappeler le sens philosophique, ou plutôt l’essence, d’une telle abolition.

"La propriété privée nous a rendus tellement sots et bornés qu’un objet est nôtre uniquement quand nous l’avons, quand il existe donc pour nous comme capital ou quand il est immédiatement possédé, mangé, bu porté sur notre corps, habité par nous, etc., bref quand il est utilisé par nous (...).
A la place de tous les sens physiques et intellectuels est donc apparue la simple aliénation de tous ces sens, le sens de l’avoir (...).
L’abolition de la propriété privée est donc l’émancipation totale de tous les sens et toutes les qualités humaines (...). (Le besoin ou la jouissance ont, de ce fait, perdu leur nature égoïste, et la nature a perdu sa simple utilité, car l’utilité est devenue utilité humaine)" (Marx 1844).

"Or, la propriété privée d’aujourd’hui, la propriété bourgeoise, est la dernière et la plus parfaite expression du mode de production et d’appropriation basé sur des antagonismes de classes, sur l’exploitation des uns par les autres" (Marx & Engels, 1848).

Cette abolition ne signifie ni plus ni moins.

Trop de mensonges l’ont affublée, point utile n’est d’en ajouter.

Autres formes, autres principes

"Si la prochaine révolution doit être une révolution sociale, elle se distinguera des soulèvements précédents, non seulement par son but, mais aussi par ses procédés. Un but nouveau demande des procédés nouveaux" (Kropotkine 1888).

"Le temps où l’homme était un arbre sans organes ni fonction, mais de volonté et arbre de volonté qui marche reviendra. Il a été, et il reviendra. Car le grand mensonge a été de faire de l’homme un organisme ingestion, assimilation, incubation, excrétion, ce qui était créa tout un ordre fonctions latentes et qui échappent au domaine de la volonté délibératoire la volonté qui décide de soi à chaque instant ; car c’était cela cet arbre humain qui marche, une volonté qui décide de soi à chaque instant, sans fonctions occultes, sous-jacentes régies par l’inconscient" (Artaud 1947).

Certes de savants calculs d’économie politique marxiste peuvent rallier certains et rassurer d’autres. Mais, ni la propagande K, ni la force révolutionnaire de la poésie n’y souscrivent. De plus, en isolant l’économie politique marxiste de ses sources rudimentaires, existentielles et philosophiques, une alternative du système K est créée, alors qu’un dépassement est réclamé.

« Le marxisme (…) ne rejette aucune forme de lutte. Sous aucunes circonstances, le marxisme se confine lui-même aux formes de luttes possibles et existantes à un moment donné seulement, reconnaissant comme il se doit que les nouvelles formes de lutte, inconnues aux participants d’une période donnée, inévitablement s’élèvent comme la situation sociale change » (Oulianov 1906).

"Tu ne dois rien et rien ne t’est dû. Plutôt qu’imputer la responsabilité de ton échec ou de ta réussite ou aux autres ou à toi-même, quitte le cercle où la réussite et l’échec forgent les chaînes de ta servitude volontaire. Vis comme tu le veux afin que le monde soit tel que tu le vis" (Vaneigem 1996).

La volonté de vivre et l’apprentissage de la vie devraient aboutir au dépassement irréversible du mensonge de nos existences. A nous d’accélérer le dépassement total.

"La volonté de vivre est à l’avenir de l’humanité ce que la volonté de puissance fut à son passé inhumain" (Vaneigem 1996).

Du temps

"L’ennemi, en fin de compte, est toujours la modernité, c’est-à-dire l’émancipation des individus relevés des obligations et de la place immuables que leur assignait l’ordre social hiérarchisé" (Gorz 1991).

Imprégnés que nous sommes par l’essence de notre espèce/nature et par le poids de notre système, la plupart tendent à préserver et à faire perdurer leur survie.
Mais, dans un système qui génère la mort et la destruction de la vie et de la nature, préserver notre survie répond à la logique de l’accumulation du travail mort, dominant le travail vivant et donc nos vies.
L’appel de la vie s’échappe de ses entraves et répond d’une vie pleine, entière, voire courte ? en termes K, mais non dédiée au sacrifice perpétuel du vivant.
Tout ce qui est vécu pleinement a plus que la qualité du temps qui y fut consacré. Il dépasse ce temps par le plaisir éternel qu’il invoque à chaque instant.

« Nous voici quelques-uns épris du plaisir d’aimer sans réserve, assez passionnément pour offrir l’amour le lit somptueux d’une révolution » (Vaneigem 1967).

P.-S.

suite 27] de la révolution impossible & du conditionnement comme besoin

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