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M12

Manif à Lîdje : Métallos, CM... & les lieutenants de Pierre Carette !

extraits de divers médias & commentaires (mise à jour ce 14/03)

mercredi 12 mars 2003, par stalinopAnk

Enfin un peu de nouvelles de la manif de Liège, ainsi que des CM pêchées sur indymedia et ailleurs...


"L’art c’est l’or par claudine, nicole (nicole77@altern.org) et courgette

les cm aiment les barbapapas et ceux-ci leur rendent bien.

les cybermandai/e/s ont agi dans le cadre de la manif métallo. Comme d’habitude, un pinkandblackblok a pris d’assaut une agence d’intérim (Unikintérim) et une agence de la Citybank qui ont eu la mauvaise idée d’être situées sur le parcours syndical. Manpower, Adecco ,.. etc ne perdent rien pour attendre. nous les avons fierement recouvertes de colle à tapisser et d’affiches genre : penser global, glander local, la glande sécrète, une production cool et continue, l’art c’est l’or, si vous ne trouvez plus rien, cherchez autre chose"

ps : rv au luxembourg. et bonne chance à tous"


C’est mieux que de lire sur rtbf.be,
avant la manif :

"Entre 20 et 25.000 personnes sont attendues dans les rues de Liège, ce matin, pour une manifestation en faveur du maintien d’une sidérurgie intégrée. Des métallos aux écoliers, toutes les forces vives de la ville sont mobilisées"

et après la manif :
"La cité ardente à manifester

C’est une véritable marée humaine qui a déferlé (...) sur Liège. Plus de 30.000 manifestants, 50.000 selon les syndicats, étaient dans les rues de la cité ardente pour protester contre la fermeture annoncée des hauts-fourneaux liégeois, et pour réclamer de l’emploi dans la région. 50.000 selon les syndicats, étaient dans les rues de la cité ardente pour protester contre la fermeture annoncée des hauts-fourneaux liégeois, et pour réclamer de l’emploi dans la région.

Le mot d’ordre de grève a été lancé dans tous les secteurs (...)

Résultat : plus de 30.000 personnes ont battu le pavé (...) pour le maintien d’une sidérurgie intégrée mais aussi pour le développement économique de la région liégeoise.

Tout s’est déroulé sans le moindre incident."

Quelles images spectaculaires en guise de résumé.. emploi, battu le pavé, sidérurgie intégrée, sans le moindre incident.
Heureusement vais-je dire.. sinon seuls les incidents auraient mobilisés toutes attentions des médias -qu’une région crève cela n’a pas d’incidence !?


Dans LeSoir.be : "Marie Colette, membre du collectif Cybermandaï

Moi, je suis venue pour soutenir tout le monde, c’est tout, déclare cette jeune manifestante qui, avec son collectif, a décidé de cibler l’action du jour contre les agences intérim en déployant de grandes banderoles là où se capitalise leur présence, dans le centre-ville. Elle a été redécouverte d’affiches dadaïstes : Si vous ne trouvez plus rien, cherchez autre chose, La glande secrète... une production cool et continue. L’art, c’est l’or. Pensez global, glandez local."

Dadaïstes... mouais, chacun ses références..

"La plus grosse manifestation en Cité ardente depuis les grèves de soixante

Une région solidaire de Cockerill

Par solidarité avec nos compatriotes en difficulté, nous sommes fermés. Signé : Votre crémier. Volets baissés, boulevards déserts, bus à l’arrêt, ville vierge de toute activité : Liège a le visage d’une ville morte ce mercredi matin, alors que la foule se masse aux extrémités de la Cité ardente.

Sous la bannière des Valeureux Liégeois, défends ton emploi et autres exhortations à la solidarité avec les travailleurs de Cockerill, ce sont pas moins de 35.000 manifestants (selon la police) - 50.000 selon les organisateurs - qui envahissent cette ville morte, image éphémère d’une région sans sa colonne vertébrale qu’est la sidérurgie. En vertu du mot d’ordre de grève interprofessionnelle lancé par les syndicats, la mobilisation est générale. Enseignants, agents de la fonction publique, ouvriers d’entreprises de la région, étudiants ou simples citoyens défilent au milieu d’une débauche de couleurs rouges et vertes du front commun FGTB-CSC dans laquelle on peut voir les immenses affiches du PTB. Quelques groupuscules d’extrême gauche laissent apparaître les lieutenants de Pierre Carette."

C’est marrant è croire qu’ils auraient peur d’un succès électoral du PTB. Sincerèment qu’est-ce qu’on en a fouttre de Carette.. il est clair que pour la famille néo-sociale-néo-libérale les imager doivent s’accoler pour s’associer... comme le rappele, par exemple, une déclaration du ministre de la justice Marc Verwilghen le 26/02/2003 : Si j’avais eu le dernier mot, je n’aurais pas autorisé la libération de Pierre Carette. (source : RTBF) Pourtant un article de La Libre du 17/02/2003 pécise : Mais Marc Verwilghen disposait encore, lui, de 15 jours pour réagir, via l’injonction positive. « Le ministre a constaté, comme le parquet général, qu’il n’y a pas de raison d’introduire un recours. Il ne prendra donc pas d’initiative à ce sujet », nous a déclaré lundi son porte-parole, Johannes Thuy. Dès lors, rien ne s’oppose à une libération effective.

On dirait que c’est un thème ! Dans un article humoristique de Pierre Krool (la semaine infernale) du 21/02/2003 dans La Libre Belgique : Louis Michel ! Il est incroyable, Louis Michel. Quand il était jeune, Louis Michel, il devait avoir, au-dessus de son lit, le fameux poster de Che Guevara et juste à côté un poster de Charles De Gaule. Louis Michel, il occupe tout, maintenant, de gauche à droite, et le centre, il est assis dessus. Parfois, on croit distinguer vaguement André Flahaut sous sa chaise qui fait des grands gestes. Louis Michel, tout le monde est tout le temps obligé d’être d’accord avec lui. A propos de l’Irak, il n’y a même pas un écolo pour faire une remarque sur sa cravate ou je ne sais quoi. L’opposition l’applaudit comme s’il avait battu Venus Williams et, avec un peu de chance, Decroly veut bien lui laver sa voiture pour rien. A mon avis, c’est pour lui trouver au moins un opposant qu’on a décidé de libérer Pierre Carette. C’est dingue.

Hormis cette note d’humour, d’autres ferraient mieux d’en avoir. Un article "Le drapeau rouge" de C. Javeau, chroniqueur de la Libre, en témoigne... Quelques extraits : Je ne suis pas devenu communiste. Suis-je devenu un salaud ? Il doit bien y avoir des gens pour le penser. J’ai toujours été du genre sceptique, et n’ai jamais pu fraterniser avec les fanatiques ou même simplement ceux qui croient avoir toujours raison, de quelque bord qu’ils soient. Et puis, je suis aussi du genre humaniste bêlant, version Camus, ce qui aggrave mon cas. Une cause qui a besoin de faire couler des fleuves de sang pour triompher ne peut pas être une bonne cause. Or, ce qu’on appelait alors le communisme n’avait pas lésiné sur le massacre en série. On n’avait pas encore vu la Révolution Culturelle chinoise, qui allait faire de Mao le champion toutes catégories de l’hémoglobine politique.
Je me souviens d’amis s’échinant, soirée après soirée, à me démontrer que les communistes de chez nous n’avaient rien à voir avec ceux qui régnaient à Moscou, à Pékin, à Varsovie ou à Bucarest. Ce qui comptait était la prodigieuse eschatologie de la libération du genre humain, dont Marx, puis Lénine (à l’époque, Lénine était le bon alors que Staline, depuis le XXe Congrès du P.C.U.S., était le mauvais) avaient énoncé les principes. Ce qui s’était passé dans les années vingt et trente était regrettable, toutefois l’histoire n’a jamais connu d’accouchements sans douleur.
Mais la morale d’« on ne fait pas d’omelettes sans casser des oeufs » ne me satisfaisait pas du tout et ne me satisfait toujours pas. Si émancipation collective il doit y avoir - et cela reste l’horizon de mes actions et de mes pensées -, cela ne pourra se faire que patiemment, par la persuasion, en faisait appel à la Raison et à l’intelligence. Un vrai travail de Sisyphe, peu exaltant, peu teinté de romantisme, dans lequel les poings levés et les drapeaux qui claquent ne jouent qu’un rôle décoratif. Pas de mystique révolutionnaire, seulement la platitude social-démocrate, un lointain surgeon des Lumières. Jaurès, Blum et quelques autres, aux antipodes des bourreaux de la Loubianka. Un monde régi par L’Hymne à la Joie plutôt que par La Carmagnole.
Avant d’être libéré, Pierre Carette avait annoncé : « Quand je fermerai la porte de la prison derrière moi, le drapeau rouge du prolétariat et de la révolution communiste sera fièrement brandi » . Cela ne me fait pas rire.

Cetres Carette n’a jamais été un comique. Retournons à nos moutons rouges & verts sans perspectives...

"Le cortège arrive place Saint-Lambert. L’internationale résonne dans cette arène tout entière dédiée à la cause des travailleurs de Cockerill. La place ne chante pas, remarque Julien Dohet, historien spécialiste des luttes ouvrières. Le succès quantitatif comparable aux grandes grèves liégeoises de soixante est là, c’est indéniable. Par contre, on ne trouve pas de vraie remise en cause du système, ça manque de perspectives syndicales avec des mots d’ordre clairs. Les slogans ont tendance à se limiter à « Arcelor, ce sont des méchants »."

A croire qu’ils vivent dans un autre monde... altermondialisation, tu connais... C’est pas ce que semble montrer les fotos de T. Matthys

"Les discours terminés, l’heure du verre sur la terrasse sonne. Surprise : deux tartes à la crème atterrissent sur la tête du ministre wallon du Budget Michel Daerden alors que certains manifestants n’ont pas manqué de huer les hommes politiques. C’est, à l’exception d’une légère bagarre entre quelques manifestants et d’un abribus abîmé par un pétard, l’incident le plus marquant."


Et Tchantchès qui écrit un article dans LaMeuse.be ! dont voici un extrait :

"Ah ça, j ’étais à la fête, sais-tu !

Et je peux te dire que j’ai été vraiment fier du bon déroulement de cette manifestation qui a été impeccable... Sauf pour mon cama Michel Daerden, qui a été "entarté" par deux "Nanèsses" alors qu’il venait de descendre de la tribune officielle. Je dois dire qu’il a bien pris la chose, avec le sourire.

Dame ! Si Paris vaut bien une messe, Cockerill vaut bien une tarte, hein !

Tchantchès"

Remarque : je n’savais nin que Tchantchès écrivait pour La Meuse.. et comme la RTBF "il" parle du bon déroulement... Quel bon enfant !

On y lit aussi :

"C’est un succès ! Entre 35 et 50.000 personnes ont participé mercredi matin à Liège à la manifestation organisée en front commun FGTB-CSC. Une première depuis les grèves de 60, qui en avait réuni 50.000 le 6 janvier 1961 contre la Loi Unique du gouvernement Eyskens."

Ils ont l’air d’y croire tous.. comme si le temps s’était arrêté depuis 1961.. Rien à signaler..

"Il n’y a eu aucun incident majeur à signaler. Plusieurs vitrines ont vibré sous l’effet des pétards, ce qui a déclenché quelques alarmes dans des commerces.

Il y a pourtant eu six arrestations administratives pour trouble de l’ordre public. Parmi ces personnes, une faisait l’objet d’une ordonnance de capture pour vols. Les autres avaient shooté dans des poubelles ou avaient endommagé un véhicule, rue Saint-Gilles. Mais il ne s’agissait pas de manifestants. La police de Liège veillait au grain, tout comme le service d’ordre interne de la manifestation qui, de l’avis de tous, a effectué un excellent travail."

Heureusement, il nous reste La Meuse pour nous informer des activités festives des Fédéraux !

"Liège « ville morte » par solidarité

Commerces, écoles, administrations..., tous fermés en solidarité avec les manifestants On se croirait un dimanche à 8 heures du matin, constate un riverain de la place Cathédrale, ce mercredi sur le coup de 10 heures.

Et il est vrai que l’ambiance de ce mercredi matin au centre-ville avait quelque chose d’étonnant, quelque chose de suspendu dans le temps.

Pas de cris, pas de bruits de moteur : les bus étaient en grève et les voitures interdites d’accès. Seuls les véhicules de police avaient pris position aux carrefours stratégiques en attendant l’arrivée du cortège.

Commerces fermés !

Tous les magasins, y compris, les grandes surfaces, étaient restés portes closes avec une simple affichette en guise d’explications : Cockerill, Commerçant, Solidaire. Les cafés et les restaurants, eux, étaient ouverts : Il faut tout de même bien boire et manger !

Les entreprises et les administrations arguaient de 24 heures de grève pour ne pas accueillir le client, tandis que les écoles avaient préféré avertir les parents : Il risque d’y avoir des problèmes, il serait plus prudent de garder vos enfants à la maison."

Hum !

"Le recteur de l’Université avait suspendu les activités de son Alma Mater, pour rester en phase avec l’action du jour. Même la Cathédrale de Liège avait mis la clé sous le paillasson.

Dans les rues, les sacs-poubelle s’alignaient en attendant un hypothétique camion de ramassage. Quelques étudiants déambulaient dans les rues à la recherche d’un débit de boissons : c’était pour eux l’école buissonnière « par solidarité »."


dans labibre.be

"Une coulée continue a irrigué Liège

Les artères du centre de Liège ont vu défiler une immense foule colorée.
Du métallo au simple citoyen, tous se battent en faveur de l’emploi, avec des convictions variables.
Le monde politique est vilipendé.(...)

"Le discours anticapitaliste et l’opposition aux Etats-Unis ont manifestement beaucoup d’adeptes, et pas seulement parmi les militants des mouvements d’extrême gauche qui surfent sur la vague. « La lutte finale » chantée par le groupe précédant les orateurs sur la place Saint-Lambert ne plaît pourtant pas à une partie des troupes, notamment les foulards verts.

Il n’empêche, et il convient de s’en réjouir, les manifestants font preuve de responsabilité et de retenue tout au long du parcours : aucun incident n’est à déplorer, si ce n’est l’entartage du ministre Daerden (PS). Cette action illustre le climat anti-politique régnant au sein des participants. « Ils savaient bien que la sidérurgie allait mal » témoigne en force ce métallo, sous l’acquiescement de ses collègues. Aujourd’hui ils sont prêts à tout car les élections se profilent mais ils ne savent rien faire ! » Pratiquement invisibles dans le cortège, les nombreux mandataires s’étaient regroupés à côté du podium, à l’écart des manifestants qui les ont hués. Les syndicats avaient d’ailleurs souhaité qu’aucun homme politique ne prononce de discours. La pression est décidément forte, non seulement sur Arcelor mais aussi sur le monde politique."


Et pour terminer, le plus beau ! une foto de notre cama altermondialiste red kitten, on y croirait...

De toute façon, Antwerpen & son Vlams Blok ont pris la Une ! Et la corruption FGTBiste la Deux ! Bon triple enterrement.

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