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on veut du pognon, pas du travail

manifeste de l’argent gratuit

lundi 3 novembre 2003, par savate

Nous devrions être capables de le dire en nous auto-organisant, en entrant dans les supermarchés et en nous appropriant les marchandises qui nous appartiennent avant même d’avoir été produites.

En occupant les ministères, en dansant dans les administrations communales et organisant des tables d’hôtes dans les bureaux de l’Onem et dans les agences intérim.

En transformant les agences bancaires en locaux pour assemblées de quartier, en occupant les syndicats,qui collaborent avec le Capital pour reproduire toute cette merde de vie.

Faire tout cela au cri de guerre :

" ON NE VEUT PAS DE TRAVAIL, ON VEUT DES THUNES".

En attendant qu’on s’auto-organise, voici la traduction du manifeste "Argent Gratuit" ...

Il y a longtemps que le ciel est tombé. Il y a longtemps que la nuit nous possède et que nous sommes nuit. Je vois la lumière du voisin allumée et jamais je ne saurais qui c’est. La critique du travail a toujours été l’axe d’une politique qui se veut subversive. la critique se faisait toujours depuis quelque part, un lieu : une autre forme d’organisation sociale, une vie autre. Maintenant le lieu nous a abandonné. De fait, beaucoup nous ont abandonnés. Seule l’espérance désirait rester auprès de nous. Nous dûmes la tuer. Alors nous nous sentîmes plus légers et nous pûmes entreprendre le vol. Vol direct jusqu’à un horizon d’eau. Et un horizon de feu. Feu et eau pour détruire ce monde. Effectivement, la seule chose que mérite ce monde, c’est d’être détruit pour que puisse vivre ma volonté de vivre qui est notre volonté de vivre. La police nocturne n’est pas un rayon de lumière dans l’obscurité, c’est un serpent qui est aux aguets. Prêt à l’attaque parce qu’il n’a cessé d’attaquer à un seul moment. Toi, par exemple. Tes sécurités qui sont l’oxygène du sang que pompe ton coeur. Tes vérités qui sont des bateaux en papier qui naviguent dans ton cerveau toujours prêts à faire naufrage. Tes amours qui ne sont pas plus qu’une photographie ridicule surexposée au soleil. La police nocturne ne te promet rien que tu ne saches déjà. Non, nous ne mourrons pas de la vie. Notre vie est une aventure dans un parc à thèmes. Nous savons parfaitement quand cela a commencé et quelle est la fin. Dans ce monde la seule aventure est de faire de notre volonté de vivre un défi. Et détruire ce monde. Un monde qui ne s’est fait créancier d’aucune larme. Parce que la réalité est trop dégoûtante. une urbanisation interminable qui fait apparaître une rivière de transpiration vers la mer a poussé sous ses aisselles. Une guerre féroce qui ne s’achève jamais a lieu entre ses jambes : celle de tous contre tous. Tandis que Dieu rigole et que, de temps en temps, il empoigne quelqu’un d’en haut pour l’abaisser jusqu’à ce que, noyé dans sa propre misère quotidienne, il ne puisse plus respirer. Les cadavres putréfiés restent exposés par terre et sont pleins de mouches. Dans le cul du monde où personne ne peut se relaxer, nous travaillons avec de la lumière fluorescente. Nous vivons en mourant pendant une journée qui n’a pas de fin. Nous essayons la mort. Cela fait des siècles que nous n’avons pas senti l’air humide qui agite les branches d’un amandier en fleur. Il n’y a pas de dehors. Il n’y a que cette réalité obscène qui ne cache rien. Nous, nous sommes des ombres dévorées par la peur qui se promène en cherchant un ami. La peur est le message. La réalité est obscène parce qu’elle ne cesse de bouffer de l’argent. Nous introduisons des pièces dans son vagin pour acheter un peu de tranquillité et de futur . Il nous est difficile d’admettre qu’il n’y a pas de futur. La réalité chie de l’argent et nous accourrons en quête de miettes.

L’économie est un grand casino

Ou la roulette décide, minute après minute, du prix de la vie

Et moi, je reporte chaque jour ma mort

Pendant la baisse du Nasdaq

L’ascenseur descend aussi

Si moi, je pouvais toucher le fond un jour !

La liberté est un prison au bord de la mer

Si tout m’attache

Si la porte qui s’ouvre ne donne pas dehors

Si mes rêves sont des cauchemars qui n’ont pas de fin

Si ma seule fenêtre est la télévision

Comment ai-je pu ?

D’où ai-je sorti la force pour penser à çà ?

Argent Gratuit

L’argent est un code : avoir/ ne pas avoir de l’argent. Cette différence fait tourner la machine de répétition appelée réalité. Rien n’échappe à cette différence, tout est reconduit vers elle, c’est ainsi que se reproduit l’ordre monétaire, c’est-à-dire l’ordre. Et il ne se passe rien. Il ne se passe jamais rien. La violence de la monnaie exclut et oblige au travail. L’argent gratuit est une monnaie vivante.Monnaie parce qu’il est le résultat d’un échange étrange : expropriation de marchandises, détournement de la logique du capital ... Vivant parce que, justement par le mode de se donner à nous-même, c’est une victoire sur la peur et la solitude. Et comme monnaie vivante qu’il est, l’argent gratuit ne se plie jamais au code. C’est pour cela qu’on ne demande pas l’argent gratuit, on l’impose. Plus exactement, nous nous donnons de l’argent gratuit. Et nous pouvons toujours le faire, bien que nous soyons prisonniers de nous-mêmes. Bien que ne sachions pas très bien l’expliquer. Il suffit de le vouloir. L’instant que je veux t’offrir est une pierre transparente et silencieuse faite de lumière. Mais cet instant n’existe pas. Je ne peux te donner que de l’argent gratuit. Cher ami, donne moi la main. L’expérience de la monnaie vivante fait mal. Quelle expérience est véritable si elle n’est pas douloureuse ? La monnaie vivante se grave en notre corps mais nous rend plus braves. Et aussi plus libres. Vomis l’être que nous sommes. Je préférerais ne pas m’éloigner. Fuyons là où enfin je puisse te regarder dans les yeux. Ne laissons rien en arrière, seulement nôtre vie incapable de nous suivre. La pierre blessée par le froid ne dira pas la réponse. L’argent pue à mort, et parce qu’il est mort , il peut s’accumuler. L’argent gratuit nous libère de l’argent. Le ciel est tombé et il s’empêtre entre mes jambes pour que je ne puisse pas marcher. Si la réalité affole, nous devons inventer des concepts délirants. L’argent gratuit ne nous appartient pas : il est à tous et même temps à personne.

C’est un cri de dégoût contre le monde.

C’est un cri de guerre contre ce monde-ci.

C’est le cri du vouloir vivre.

dinero gratis

4 Messages de forum

  • > manifeste de l’argent gratuit 21 novembre 2003 23:52, par faispaslemalin gros débile
    • et oui 22 novembre 2003 11:48, par nicole et blobette

      coucou "faispaslemalin gros débile" j’imagine que tu connais savate et qu’il t’a fait un coup de pute. je suis d’accord avec toi, c’est un gros crétin. mais faut pas trop lui dire : il aime ça. rejoins-nous plutôt dans la lutte contre les machos de l’i.s.

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      • > et oui 22 novembre 2003 12:29, par faispaslemalin gros débile et monsieur le curé

        il est des refoulements dont on profite et d’autres dont on ... profite laissez moi rêver à ce que vous penser du profit je ne connais pas savate mais j’adore les machos

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