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un centre social... super mais pourquoi faire ?

lundi 2 février 2004, par intersiderale

réflexion autour de la polémique "un centre social... super mais pourquoi faire ?" dilué quelque peu par la question du "avons-nous le temps et l’énergie"

question omniprésente dans la nébuleuse hybride, entre associatif et collectif que sont les CyberMandaï-e-s. la question posée : chaque composant est "submergé" avec son activité propre. Ouvrir un centre social ne va-t-il pas faire "double emploi" par rapport à nos activités respectives (une enième espace culturel ?).

Au contraire un centre social collectif, "qui appartient à tous le monde et à personne" permettrait aux différents "courants" de notre tissu de se rencontrer, se coordonner pour justement éviter les répétitions ou les week end surchargé en événements (oui oui on parle de vous quartier nord;-).

De plus, gérer un lieu autonome ensemble a plusieurs messages politiques forts. un sous-groupe travaille là-dessus il parait. Un lieu géré collectivement pourrait également répondre à des problèmes d’ordre dynamique, coopératif et stratégique. Il y a une crise euh profonde dans notre réseau d’assocs, entre les branchés du réseaux, bombardés d’infos, de rdv, de réu de machins et les autres, fonctionnant essentiellement sur le mode "affinitaire", un oral amélioré, une info circulant de réunions à table d’hôtes, etc.
Internet ne peut, ne doit pas être la norme pour communiquer. Un centre social est un "noeud" important où la communication orale peut se faire.

Pourquoi squatter et pas loué ?

arf si on était supersubventionné, si nous avions en plus le salaire garanti, oui pourquoi pas. même acheter !
squatter est un acte politique fort concernant la précarité. certain-nes se logeront, d’autres utiliserons des espaces pour des activités propres au lieu. Le parallélisme entre le fait d’occuper gratuitement et de promouvoir des activités gratuites ou "prix libre" est logique. Promouvoir la gratuité dans un monde bouffé par le consumérisme est d’une certaine manière son "moyen de grève" pour le précariat (je m’emballe). avoir un centre social est un laboratoire où nos assoc’s peuvent expérimenter des pratiques abracadabrande de gratuité et de subversion sans trop foutre en l’air leur assoc ou collectif. chez les cybermachins, on dirait "ne pas travailler sur le fichier original". enfin, dans le jargon noglobal , on pourrait dire, le centre social est la première ligne de front dans la guerre globale et permanente des riches contre les pauvres. ca a ses risques. sans rentrer dans le détail, ...

Mode d’emploi

Un groupe de travail bosse également là-dessus chez les CM.
la construction de ce genre de projet demande un certain "travail", peut-être même deux-trois sacrifices. mais il doit rester mouvant, sans "permanent à vie d’institution". répondre à une demande. si pas de demande on ferme. si pas de temps pour le gérer on ferme. en terme de sacrifice, c’est pas mortel. si les travailleurs nomades intello-immatériel venaient travailler sur leur histoires quelque heures dans l’infothèque et faire une permanente douce, c’est pas l’usine. d’autres combinaison sont possible suivant les activités. ca peut aller vite.
Un centre social n’est pas un squat parce que ce n’est pas le groupe affinitaire qui y habite qui décide de la gestion du lieu. Mais un groupe affinitaire minimum est vivement souhaité pour les premières semaines de négociation avec la police bourgmestre avocats impériaux et autres chiens du Kapital. Le but du jeu est toujours(souvent) d’optenir un bail précaire, qui en général nous laissent qq mois pour s’organiser. La pression, travail sacrifice peut se stopper. La maison peut rester vide si personne n’a vraiment de temps pour la faire "tourner" en d’autres termes, si il n’y a pas de réel besoin de cet endroit.

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