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si t’as pas de niche, prends ton pied de biche

jeudi 16 octobre 2003, par savate

Depuis plusieurs semaines s’organisent des réunions de préparation de la "semaine d’ouverture à bruxelles" [10 jours, en fait]l. L’info circule dans les squats et ailleurs dans pas mal de coins de la belgique et de l’étranger. Rendez vous aujourd’hui 14 heures à la porte de hal pour "une semaine à bruxelles".

On arrive donc Porte de hal vers 14 heures, on croise quelques uniformes et un civil qui à notre passage salue un de nos camas bruxellois qui lui l’a bien reconnus également. Ca plante le décor.

Dans le parc, une cinquantaine de pirates sympathiques et accueillants profitent de l’été indien. Quelques-un-e-s jonglent, d’autres distribuent le journal réalisé en intersquats [dont on vous filera le contenu prochainement]. Quelques flics sont dispersés en trois endoits autour du parc de la Porte de Hal. Un inspecteur arrive vers un des groupes accompagnés de 4 - 5 bleus. Il se présente et demande à parler à un porte-parole. Il demande ce que l’on compte faire, si on veut manifester, etc. On répond un machin évasif, il n’en demande pas plus. "Bonne continuation [sic]

Vers 15h, la magie des groupes est huilée : c’est une bonne centaine de bachibouzouks et tout le monde salue tout le monde, se couche dans l’herbe et s’échangent toutes sortes de chose sous l’oeil éloigné de quelques flics en civil se tenant à l’écart.

Dix minutes plus tard l’assemblée démarre pour entamer une belle promenade dans les quartiers populaires du centre-ville, direction "réappropriation d’un bâtiment inoccupé".

15h30. Comme un lombric, on avance, des cyclistes ouvrent la route et gérent la communication entre la tête et la queue du défilé noir et coloré. On distribuent tracts et journaux aux passant-es et habitant-e-s des quartiers, le tchekpolicecru surveille les indésirables (Fc paturages ;)

16 heures, arrivé-es dans le quartier dansart, un porte de garage s’ouvre c’est là on entre, vite, dans une espèce de panic subite. Certain-e-s sont assez stressé-e-s, insultent un civile qui se tient devant le volet. Puis on le ferme ce volet devant le type et quelques cris de joie et de résistance retentissent dans l’énorme rez-de-chaussé.

Ce sont les anciennes usine de fabrication d’un chocolat célèbre (Léonidas). Quatre étages d’immense lofts en béton avec toilettes et un étage de bureaux avec moquette, salles de bains et terrasses.

Le temps passent et une bonne partie de l’assemblée, après avoir fait le tour du propriétaire se demandent ce qu’il va se passer ; une tension perceptible se fait sentir. L’organisation peine à se déployer, à brancher le courant, faire entrer des matériaux pouvant donné lieu à quelques choses. Des squateureuses veulent se barricader, ce qui irritent certain-e-s, à l’idée d’être enfermé-e-s. Une assemblée générale est organisée au premier vers 16 heures trente. C’est houleux, des gens s’excitent parce qu’illes n’ont pas été informé du fait qu’illes allait être enfermé-e-s, etc. Il faut dire que les squateureuses initiatrices et initiateurs du projet ont été secoué ces derniers jours par des expulsions et intimidation policière musclée. Le stress ralenti donc le bon déroulement des opérations. Il n’y a toujours pas de balais pour nettoyer par exemple n’aident pas à délié la tension L’ag se termine on s’en sort tant bien que mal, la discussion n’a pas été facile et tout le monde n’est pas content. Une petite moitié des personnes présentes partent en groupe, d’autres qui attendaient devant entrent. Le matériel commence à arriver. L’endroit s’est considérablement vidé mais les personnes restées s’accorde "instinctivement" dans les pratiques à adopter. Des coups de balais partent dans tous les sens, on travaille à rétablir le courant, à ouvrir des vollets pour faire rentrer les véhicules. tout a l’air fort improvisé mais ca fonctionne.

Vers 17 heures trente, le courant est rétabli depuis peu, une cuisine se met en route, une infothèque fonctionnent et on s’acharne toujours avec les brosses et les seaux. Du son va arriver et des concerts sont semble-t-il prévus.

"une semaine à bruxelles " est un collectif qui existe depuis plusieurs mois et qui accumule les pas de chances. de fait, tous les lieux ouverts depuis sa création ont été expulsés très rapidement et la freeparty bénéfit de la semaine passée s’est fait jeter après quoi quelques personnes se sont arrester et bastonner ce qui a pas mal compliqué le travail de préparation de la dite semaine. conclusion : la logique de répression à la quelle se heurte le collectif ne laisse rien présager de bon.

pour l’adresse exacte, appelle le 0498201474.

chez nous, c’est chez toi

squat.net

P.-S.

la suite des évènements ... 23 octobre 2003, par nicole

occupation & répression
imc-liège

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