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no comment

IAM - La fin de leur monde

vendredi 30 juin 2006, par stalinopAnk

trop de choses a dire, no comment

Paroles de "La fin de leur monde"

Shurik’n :

Regarde ma terre en pleure
Mais les choses ici prennent une telle ampleur
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
Le mangeur d’âme Ă chaque repas s’abreuve de nos rancĹ“urs
Je l’entends toutes les nuits, las des fantĂ´mes qui la hantent,
Las de leurs complaintes, tellement que des fois elle en tremble
Par le sang de la haine, constamment ensemencée, au pas cadencé,
Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines
Rien n’a changĂ© depuis, oĂą je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
Comme ces orages dont l’eau se mĂŞle Ă nos larmes,
Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium Ă voler l’âme
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
MĂŞme si paraĂ®t que de l’autre cotĂ© tout est plus calme, plus stable
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le nĂ©on,
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
Les artères pleines d’amer comme un caddy au GĂ©ant,
On charge, on charge, Ă la sortie c’est tout dans les dents
J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque Ă©missaire
Ouais, d’une simple vie ratĂ©e Ă l’envoi d’une bombe nuclĂ©aire
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
Que quelqu’un me dise, si j’ai des chances de voir enfin la paix exigĂ©e.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
PerchĂ© sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
De petites flammes montĂ©es au ciel, pour elle j’ai saignĂ© ce gospel
"HĂ©ra" se barre Ă tire d’ailes ; las de la sève qu’on tire d’elle
On clame tous ce qu’on l’aime, mais aucun de nous n’est fidèle
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
Quand les problèmes viennent, on règle ça àcoup de grosses pêches
Et pendant ce temps lĂ , certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
Quand est ce qu’on y arrive, lĂ oĂą le bonheur dĂ©saltère
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs Ă terre,
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’Ă©tat des lieux, on fera une croix sur la caution
On aurait du le rendre comme on nous l’a donnĂ©,
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les nĂ´tres meurent de faim en Afrique
Et y a pas assez de fric pour eux
Alors la dalle faudra la tempérer
Les hommes tombent sous les rafales racistes,
Mais on peut rien pour eux,
Alors les balles faudra les Ă©viter
Le cul devant la télé, occupé àrêver,
le doigt poser sur la commande, on se sent exister
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
Garni d’incomprĂ©hension et de stèles gĂ©antes,
Le globe rĂŞve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
Les mĂŞmes qu’on laissera crever un soir de dĂ©cembre, dans le silence,
Juste un bout de carton pour s’Ă©tendre,
Tout le monde Ă ses chances, de quelle planète vient celui qu’Ă dit ça ?
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora,
Mais bon c’est bien trop bas, alors forcĂ©ment il ne nous voit pas
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles,
Mais les merveilles se sont envolées,
Il reste que des monts, mais c’est raide Ă grimper
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
Et en bas, c’est les jeux du cirque, CĂ©sar AvĂ©
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressĂ©s
On note une sĂ©vère chute de sang sur la map, une montĂ©e d’air noir
Un jour on payera cher pour une bouffĂ©e d’air pur
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles
Ils ont le bonjour d’Henry, d’Arron, Mormeck ou ZinĂ©dine
A l’heure oĂą les gens dĂ®nent,
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
Tout le monde s’en indigne,
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé,
Et on sait bien ce que mémé va voter
Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent Ă leur guise
On s’Ă©tonne ensuite que ça finisse en fratricide
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face àdes pacifistes,
T’es pas d’accord, on te frappe,
MultirĂ©cidivistes : c’est jamais ceux lĂ qu’on traque
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’Ă©tait prĂ©visible
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
Mais la peur atrophie les cĹ“urs, peur de tout ce qu’on connaĂ®t pas
Alors on se barde de préjugés débiles
De partout les extrĂŞmes dominent, en prime time,
A chaque fois qu’ils dĂ©ciment une famille
Et bien avant ces régions où sévie la famine
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux,
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
Mais lĂ c’est pas trop l’heure, demain très tĂ´t y a le taffe
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges àLoups,
Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’oĂą la mort s’Ă©coule
Il a beau ĂŞtre vif, mais Ă la longue il Ă©vitera pas tout
Et un de ces quatre il finira par tomber,
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain Ă se relever
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
Et j’espère surtout que celui-lĂ essayera pas de se faire sauter

Akhenaton :

Tu sais, on vit dans la télé,
Le globe s’est fĂŞlĂ©,
Ils servent de l’emballĂ© mais en vrai c’est la mĂŞlĂ©
On s’prend Ă espĂ©rer des choses simples
Mais leur fabrique Ă peur s’est mise en branle
Tout ça pour les dérégler
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice
Ils disent qu’une vie de plus Ă New York Paris Londres ou Madrid
Alors c’est comme ça une Ă©chelle dans la peine
On aime ces catastrophes quand des gens manquent Ă l’appel
Surtout s’ils nous ressemble, on les film Ă la morgue,
Et nous dans les sofas content d’Ă©chapper Ă la mort,
Il reste dans les cĹ“urs l’anomalie appelĂ©e peur
Et grâce àça de toute part ils ont recours àla force,
C’est une rĂ©volution, cette fois elle est de droite
VoilĂ pourquoi le chantage Ă l’emploi dans pleins de boĂ®tes
VoilĂ pourquoi ils veulent Ă tout prix implanter la croix
Et face àla télé souvent on les croit dans leur droit,
Ils disent c’est humanitaire
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque Ă©cart c’est la guerre
Si le quotidien est précaire,
C’est qu’ils nous dressent Ă ĂŞtre dĂ©lĂ©tères et se contenter de joies Ă©phĂ©mères
Si l’Afrique est en colère, c’est parce que les trusts la pillent
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
Est-ce que la rancĹ“ur et le dĂ©sir d’revanche est tout ce qu’on leur a offert ?
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
Comme ci ici elles Ă©taient bien depuis le Moyen-Ă‚ge
Mais c’est en 46 que c’est ouverte une nouvelle page
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
Pourquoi elles touchent moins de pognon Ă compĂ©tences Ă©gales ?
Pourquoi elles seraient moins faites pour ĂŞtres responsables ?
Alors qu’elles nous ont tous torchĂ© le cul nu dans le sable
On force sur la boisson, parie sur les canassons
Mais la rĂ©alitĂ© c’est qu’ils nous font bouffer du poison
Et dans l’hĂ´tel du bonheur beaucoup font la valise,
L’ espoir tuĂ© par des fanatiques libĂ©ralistes
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit Ă la tĂ©lĂ© ces cons ont l’air affables
Mais le monde est Ă genoux quand ces bandits sont dix Ă table
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
Mais c’est la monarchie du pognon
La France et les States par factions interposées
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posĂ© ?
Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j’ai mater sous la table et j’ai vu que c’Ă©tait que des palabres
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
OĂą dans les quartiers pauvres Ă quarante ans on tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
OĂą le xanax fait un tabac avec l’alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j’attends l’apocalypse après cette apostrophe
J’en ai marre de tous ces mensonges qu’ils colportent
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d’homme
Tous terroristes j’entend leurs thĂ©ories
Venter le sacrifice pour des principes c’est horrible
Les mĂ´mes survivent nourris Ă l’eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent Ă Aspen ou St Morritz
La flore crame la faune canne
Dit : c’Ă©tait des barbus qui lâchĂ© l’agent orange sur le nord Vietnam ?
Non c’Ă©tait les boys mais qui peut m’indiquer la justesse d’une cause
En partant de lĂ chacun Ă©crit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse àHiroshima
On peint l’histoire comme on colorie vite une image
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket ?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Il se crĂŞpe le chignon au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des dĂ©putĂ©s y en a plus d’un million
"Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles"
DĂ©filent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise
Et d’une imagerie guerrière qu’ils veulent tranquillement refiler aux Ă©lèves de leur appart dans le 16
On voit un tableau diffĂ©rent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu’ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques
Au collège de le vie ils jouent les profs d’histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a battis une forteresse on l’a nommĂ© alamut
Coincé physiquement entre garde àvue et garde àvous
Compte tenu de la pression patriotique j’admire les gens de gauche en IsraĂ« l , en AmĂ©rique
est ce qu’on vaut mieux en France
dĂ©solĂ© si j’insiste mais regardons nous franchement,
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public,
putain le drame avec les valeurs de la république.
La république, elle passe ces week-end en régate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle exécute dans une grotte des opposants canaques
et mange Ă table avec des gars style Giancanna
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde àla terrasse du Mariot,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entraînent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons Ă©chappent Ă tous contrĂ´les
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d’un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
C’est la france de derrière les stores
et j’en ai marre de me faire gruger
par des tronche de dispenser de sport.
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde avec mes petits bras
Souvent Ă cette Ă©poque ou la terreur gronde
ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
pour ĂŞtre un meilleur homme.
On vit en ces temps oĂą dans un taudis de Paris.
36 gosses meurent brĂ »lĂ©s vifs quand les demandes en HLM dorment
depuis des années dans les archives
alors que des employĂ©s de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking t’appelle pas ça du racisme
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
ils ont caricaturés nos discours radicaux
et l’on rĂ©sumĂ© par wesh wesh ou yo yo !
Nous complexĂ©, si peu sĂ »r de soi,
on s’interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
Chaque jour, la grande ville resserre l’Ă©treinte
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains.
Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions
de ce qui sera élu président en 2007
j’adore ce moment oĂą il dĂ©voile le minois
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois.
Ă dĂ©faut d’argent putain, donnons du temps,
dans nos bouches le mot liberté devient insultant
car c’est les soldats qui le portent et non plus le vent comme si le monde Ă©tait rempli de cruel sultan.
MĂ©content des schĂ©mas qu’on nous propose, je cultive maintenant
les roses dans mon microcosme.
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause.
Ca ne peut qu’aller mieux alors j’attends la fin de leur monde...

Voir le clip Ă l’adresse ci dessous

www.dailymotion.com/video/111134

P.-S.

source copiĂ©-collĂ© : http://liege.indymedia.org/news/200...

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