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document historique

La Genèse du « Parti des Travailleurs Wallons »

par Félix Feron dit Romainville

mercredi 28 février 2007, par επιθυμία

je vous fait partager ci-après, un document historique retrouvé dans mes archives.

Pendant les grèves insurrectionnelles de décembre 1960 à janvier 1961, déchaînées contre la « Loi unique » du gouvernement Eyskens, le Sérésien André Renard, membre de la Commission de la CECA, président du "Syndicat des Métallurgistes Liégeois" et dirigeant de la F.G.T.B., avait créé le « Mouvement populaire Wallon », "M.P.W." qui se développa rapidement en marge du P.S.B., appelant en son sein, syndiqués F.G.T.B., C.S.C., et communistes.
Hostile à la participation ministérielle au gouvernement Théo Lefèvre, il prendra une participation énergique au mouvement de défense des communes de la Voer que P.S.C. et P.S.B. allaient rattacher au Limbourg. Le M.P.W. durcira son opposition à la veille de la campagne électorale, en vue des élections communales d’Octobre 1964.
Des militants M.P.W. luttèrent ouvertement contre des listes socialistes comprenant des parlementaires qui avaient voté l’annexion des « Fourons ».

Aux lendemains de ce scrutin, il apparut évident que la victoire des communistes au pays de Liège, avait été acquise à l’aide de défections socialistes, défections naturellement attribuées aux « M.P.W. ». Le président Collard du P.S.B. fit attraire les principaux dirigeants et de « La Gauche » et du M.P.W., devant un congrès réuni à Bruxelles, pour contraindre les « déviationnistes » à résipiscence...
Des sanctions furent prises contre les rebelles, les parlementaires socialistes liégeois avaient au préalable exécuté une courbe rentrante.
Mais déjà le député socialiste namurois Massart et ses amis avaient répudié le P.S.B. pour se rallier sous la bannière du « Front Wallon », formé à Namur et à Charleroi, afin de servir le fédéralisme.
La rédaction de « La Gauche » se disloqua, une partie de ses membres ralliant les fédéralistes acharnés, une autre rentrant dans le giron du P.S.B., Mandel restant inébranlablement en marge.

L’approche de la campagne pour les élections législatives de mai 1965, accrut pus vivement encore le fossé qui s’était creusé, néanmoins le député Glinne de Charleroi, tout un temps rebelle, faisant de son côté brusquement amende honorable au P.S.B.
Chef de l’aile extrémiste du M.P.W., le professeur PERIN de l’Université de Liège, rassemblant les éléments restés fidèles à l’esprit radical du mouvement à ses débuts, entreprit de regrouper toutes les sectes ardemment fédéralistes de la Wallonie entière, en les convoquant en janvier 1965, à un Colloque à Liège, au palias des Congrès.
L’idée de la création d’un organisme nouveau coiffant tous les groupes, fut retenue sous le nom « Parti des Travailleurs Wallons ».
Un Congrès réuni les 6 et 7 février 1965, à Charleroi, en jeta les bases. Le prof. PERIN en préambule, en définit la structure qui fut d’emblée admise sous la forme d’un 5ème parti politique dans le cadre du pays. En voici les constituants : Front Wallon de Charleroi et Namur, Eveline Bouverat, présidente, député Massart, Groupe M.P.W., prof. PERIN, Groupe LA Gauche, des insoumis, Groupes issus de la F.G.T.B. et de la C.S.C., Charleroi et Namur, Verviers, Liège, Huy-Waremme.

Les directives du Parti des Travailleurs Wallons

Il n’y a pas une fusion des groupes, mais bien un cartel, un rassemblement. Le P.T.W. se défend de toute attache avec le P.S.B.
Le Fédéralisme est la ligne fondamentale du Cartel.
Contrairement au P.S.B., le P.T.W. adoptera l’action directe, il ne se contentera pas de la conquête de bulletin de vote et de l’activité parlementaire. Il ne versera pas toutefois dans la subversion, l’illégalité.
Il ne présentera pas de liste à Bruxelles.
Il cherchera en Flandre à s’allier à des groupements fédéralistes, mais qui n’ont pas de contact avec la Volks-Unie.
Première manifestation spectaculaire : un grand meeting à Tamines, face au puits due charbonnage que le ministre Spinoy va faire fermer...
Orateurs : le prof PERIN et le délégué mineur C.S.C. Merckx.

P.-S.

deux pages manuscrites non-datées, probablement écrites en 1965, par Félix Feron dit Romainville, journaliste.

pourquoi ce texte ? une des raisons est celle-ci : dans une belgik insurectionnelle des personnages comme feu jean gol militait pour le pouvoir au sein d’un mpw nau côté de renard etc.

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