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[novembre 2002] premier appel

Occupation Matsaggos – centre/radio autogéré

mercredi 20 juin 2007, par Διαστρική/ός/οί

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L’espace de la ville : grilles, voitures, loyers, poubelles, publicités, police, caméras, mises en valeur, exclusions, pollution.

L’espace de l’université : serrures, réceptions, cérémonies, cercle fermé, foyer étudiant inexistant, commissions, sélection, séparations.

L’espace des hertzs : les nouvelles et autres publicités, silence, monopole d’Etat, entrepreneurs privés.

Un ancien bâtiment industriel abandonné, au centre de la ville, il aurait pû appartenir à ce-ux-lles qui l’habitent (la ville sic). Pour cette la raison, quelqu’un-e-s ont pensé qu’il aurait pû appartenir à la "commune" ou à l’"université". Cependant, la commune n’existe pas comme communauté des citoyens, en dépit de sa structure bureaucratique. Egalement, elle n’existe pas à l’université, du moins, pas davantage qu’au sein de la commune.

Pour la commune ou l’université, l’espace est une marchandise (un article de commerce sic). Comme marchandise, il devient objet d’échange et il a un prix. Le prix détermine l’usage.

Pour les humains, l’espace est définit par son usage. Il est expérience, vj’wma, souvenir, familié, sens, vie. L’usage détermine la valeur.

Le remplacement de la valeur d’usage par la valeur d’échange est une inversion de la réalité humaine. Même si éduqués croient en cette inversion, les humains, quelque part, reconnaissent le mensonge. Ils continuent à voir une source là où on leur montre une usine de mise en bouteilles. Ils continuent à voir la mer là où on leur montre la mise en valeur touristique du béton.

Ils résistent.

La résistance pourrait être s’approprier ce qui nous appartient : notre espace.

Pour refuser la géographie de la séparation
Pour re-considérer nos besoins
Pour dire ce que nous avons à dire
Pour rigoler de ceux qui pensent qu’ils décident
Pour reconstruire ce qui a été détruit

Peu de discours pour se réapproprier un espace de l’université et pour que nous y fabriquions une radio libre et toute autre chose que nous voulons...

Pour reprendre l’espace dont on nous a privé
Pour essayer comment fonctionnent les choses dans des conditions où n’existe pas hiérarchie, ni délégation
Pour essayer si nous parvenons à dire tous ceux que nous voulons dire et pour toujours avoir à dire plus pour organiser notre (leur) espace en dehors des restrictions de l’Etat, du marché, de l’éducation qu’ils nous apprennent à accepter comme évidents
Par solidarité avec tou-te-s ceux-elles qui pensent qu’elle est nécessaire (la solidarité sic)
Pour dépasser la censure structurelle pour certains mensonges véritables à côté des mensonges mensongers souverains
Pour essayer le comment fonctionnent les choses dans des conditions de participation libre

INITIATIVE pour un centre social radio autogéré à Volos
Novembre 2002

P.-S.

traduit par stlnpk

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