intersiderale - διαστρική

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mercredi 24 avril 2002, par stalinopAnk

Au fil d’un Ă©tat d’âme dĂ©coulant des Ă©lections prĂ©sidentielles françaises, je vous livre mes rĂ©flexions non-abouties..

AU SUIVANT !

Pour les diffĂ©rentes raisons que je me passe d’expliquer, les "fabriqueurs d’opinions publiques" (voir par exemple "Commentaires sur la sociĂ©tĂ© du spectacle" de G. Dedord) se garderont bien d’avoir la moindre idĂ©e originale pour contrecarrer un Lepen et un Chirac dans un système dysfonctionnant.

Ces "fabriqueurs" d’opinions n’Ă©tant que les laquais des pouvoirs institutionnels et les dĂ©fenseurs ardents de ce système, ils se garderont bien, au nom de la dĂ©mocratie, d’informer. Ils ont beau s’Ă©gosiller contre l’intolĂ©rance d’un Lepen, ils ne font qu’endormir les peuples.

Or, il ne s’agit plus de choisir entre la peste et le cholĂ©ra, entre un Chirac et un Lepen, mais bien de remettre en cause tout un système comme l’ont bien compris les altermondialistes.

Quelle sera la rĂ©action des peuples de France ? et plus largement des peuples tout court ?
J’espère qu’elle sera Ă la hauteur des mythes et des contes que la culture multiculturelle de France vĂ©hicule.

A quoi bon rester dans le schĂ©ma du vote, d’une lĂ©galitĂ© qui entĂ©rinera l’illĂ©galitĂ©, dès lors oĂą il n’y a aucune alternative ?

Quelle seront, au-delĂ des railleries et des moqueries amères, des passions et des solidaritĂ©s, la rĂ©action et les actions des multitudes de l’altermondialisation ?

Proposer le vote Chirac est nul. Voter pour Lepen est toujours nul. Voter nul est nul.
Que faire ?

Poser la question du "contrat social" est nul encore car elle fait supposer qu’un quelconque contrat social ait jamais existĂ©. Pourquoi respecter des lois Ă©tablies et prĂ©Ă©tablies au nom de la dĂ©mocratie, alors que la dĂ©mocratie est dĂ©ficiente et que ces lois ne respectent qu’une minoritĂ© diffamante et/ou infamante ? (Et ce n’est guère nouveau !)

Vu la situation pourquoi les dĂ©mocrates, les citoyens et les non-citoyens devraient-ils accepter les règles d’un jeu qui s’avère faussĂ© ?
Le joueur joue avec la chance dans les règles ou non.
Le citoyen joue-t-il au mĂŞme jeu ?

Les dĂ©fenseurs des institutions Ă©tablies iront tous Ă nous conseiller de voter Chirac, voire de voter anti-Lepen (! !), plutĂ´t de remettre un tant soit peu une institution. Ces mĂŞmes dĂ©fenseurs sont aussi responsables et voudraient nous dĂ©responsabiliser en nous vendant Ă un Chirac.
Tant qu’Ă perdre ou Ă gagner, ne serait-il pas plus intelligent de laisser un Lepen combattre et user ses forces contre un Chirac, et inversement. Au fond, quelle est la diffĂ©rence entre un fasciste rampant, sous couvert de dĂ©mocratie et de magouilles, et un fasciste tout court ? Laissons-les dans le spectacle et organisons plutĂ´t la vie ?

La rĂ©sistance, et surtout l’attaque, ne serait-elle pas la remise en cause d’un système de reprĂ©sentation qui ne reprĂ©sente rien ou rien d’autre que la dĂ©fense de ses pouvoirs.
C’est une finalitĂ© et un commencement !

NO PASARAN !

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