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La nature ne construit ni machines, ni locomotives... [pages 3-4]

vendredi 1er novembre 2002

PARCOURS D’UNE CYBERMANDAIE
[1] Juin 1971 : Je nais, d’un père ouvrier  Tolmatil et d’une mère femme d’ouvrage  Tilleur.

Le travailleur n’insère plus, comme intermédiaire entre le matériau et lui, l’objet naturel transformé en outil ; il insère  présent le procès naturel, qu’il transforme en procès industriel, comme intermédiaire, entre lui et toute la nature, dont il s’est rendu maître. Mais, lui-même trouve place  côté du procès de production, au lieu d’en être l’agent principal.

Avec ce bouleversement, ce n’est ni le temps de travail utilisé, ni le travail immédiat effectué par l’homme qui apparaissent comme le fondement principal de la production de richesse ; C’est l’appropriation de sa force productive générale, son intelligence de la nature et sa faculté de la dominer, dès lors qu’il s’est constitué en corps social ; en un mot, le développement de l’individu social représente le fondement essentiel de la production et de la richesse.

Le vol du temps de travail d’autrui sur lequel repose la richesse actuelle, apparaît comme une base misérable par rapport  la base nouvelle, créée et développée par la grande industrie elle-même.

Dès que le travail, sous sa forme immédiate, a cessé d’être la source principale de la richesse, le temps de travail cesse et doit cesser d’être sa mesure, et la valeur d’échange cesse donc aussi d’être la mesure de la valeur d’usage. Le surtravail des grandes masses a cessé d’être la condition de développement de la richesse générale, tout comme le non-travail de quelque-uns a cessé d’être la condition de développement des forces générales du cerveau humain.

La production basée sur la valeur d’échange s’effondre de ce fait, et le procès de production matériel immédiat se voit lui-même dépouillé de sa forme mesquine, misérable et antagonique. C’est alors le libre développement des individualités. Il ne s’agit plus dès lors de réduire le temps de travail nécessaire en vue de développer le surtravail, mais de réduire en général le travail nécessaire de la société  un minimum. Or, cette réduction suppose que les individus reçoivent une formation artistique, scientifique, etc., grâce au temps libéré et aux moyens créés au bénéfice de tous.

Le Capital est une contradiction en procès : d’une part, il pousse  la réduction du temps de travail  un minimum, et d’autre part il pose le temps de travail comme la seule source et la seule mesure de la richesse. Il diminue donc le temps de travail sous sa forme nécessaire pour l’accroître sous sa forme de surtravail. Dans une proportion croissante, il pose donc le surtravail comme la condition - question de vie ou de mort (Fr.) - du travail nécessaire.

D’une part, il éveille toutes les forces de la science et de la nature ainsi que celles de la coopération et de la circulation sociale, afin de rendre la création de la richesse indépendante (relativement) du temps de travail utilisé pour elle. D’autre part, il prétend mesurer les gigantesques forces sociales ainsi créées d’après l’étalon du temps de travail, et les enserrer dans des limites étroites, nécessaires au maintien, en tant que valeur, de la valeur déj produite. Les forces productives et les rapports sociaux - simple faces différentes du développement de l’individu social - apparaissent uniquement au capital comme des moyens pour produire  partir de sa base étriquée. Mais, en fait, ce sont les conditions matérielles, capable de faire éclater cette base.

« Une nation est réellement riche si, au lieu de 12 heures, elle en travaille 6. La richesse ne consiste pas  commander la production de surtravail  » (richesse réelle),  » mais la production de temps disponible pour chaque individu et pour toute la société, en dehors du temps employé  la production immédiate  ».

La nature ne construit ni machines, ni locomotives, ni chemins de fer, ni télégraphes électriques, ni métier  tisser automatique, etc. Ce sont l des produits de l’industrie humaine, de la matière naturelle, transformée en instruments de la volonté et de l’activité humaine sur la nature. Ce sont des instruments du cerveau humain, créés par la main de l’homme, des organes matérialisés du savoir.

Le développement du capital fixe indique le degré où la science sociale en général, le savoir, sont devenus une force productive immédiate, et, par conséquent, jusqu’ quel point les conditions du procès vital de la société sont soumises au contrôle de l’intelligence générale et portent sa marque ; jusqu’ quel point les forces productives sociales ne sont pas seulement produites sous la forme du savoir, mais encore comme organes immédiats de la praxis sociale, du procès vital réel.

Karl Marx, fondement de la critique de l’économie politique II.

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