intersiderale - διαστρική
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carnival for full enjoyment Ă Edinburgh

mardi 5 juillet 2005, par savate

L’intersiderale contre l’empire (3eme partie)

Apres Genes et Evian, les mutants, les blobs et les droides de l’intersiderale traversent la Manche et se retrouvent en Ecosse avec le crew indymedia-cite ardente, pour aller mettre une raclee aux huit plus grands escrocs du monde.

Big brother nous tient a l’oeuil. Meme pas peur !

Il est huit heures du soir et alors que tout le le monde est bien concentrĂ© sur son portable dans les locaux d’indymedia. A une centaine de metres, un bon paquet de divisions de la clownarmy sont rassemblĂ©es sur une petite place oĂą i/elles dansent avec leurs ami/es sur la musique des sambabands.

Gros beat, bonne ambiance. tout le monde se dĂ©tend tandis que les robocops viennent se garer Ă cent mètres avant de repartir toutes sirènes hurlantes vers une destination inconnue. Ils font les malins, c’est normal, ils ont du tout nouveau matĂ©riel ...

. Aujourd’hui,le plan c’Ă©tait streetparty contre l’esclavage permanent, pour la joie de vivre libres.

Un rendez-vous pour les precaires rebelles Ă©tait fixĂ© Ă midi. On a pas pu y arriver tellement les keufs ont vite scotchĂ© tout le monde. Et lĂ le choix est tres reduit : se faire fouiller ou Ă©chapper de justesse au contrĂ´le.

Quand on est obligĂ© de jouer, on joue pas de bon coeur mais on joue. De toutes façons, tout avait dĂ©jĂ assez mal commencĂ© genre les flics qui courent partout après les clowns insurgĂ©s de l’armĂ©e clandestine CIRCA, une heure avant le rendez vous pour le Carnival of Full Enjoyment.

Avec des cops qui photographient et filment tout le monde du dĂ©but Ă la fin. pleins de clowns qui courent dans tous les sens, seuls ou en groupe, par petites brigades en ou grandes divisions, qui se font coffrer et sont privĂ©/es de leur si belle libertĂ© de circuler avant d’ĂŞtre fouillĂ©s et identifiĂ©s.

Identifier un clown : elle est belle la dĂ©mocratie Ă©cossaise. Nous, on Ă©chappe au contrĂ´le, mais on se retrouve sĂ©parĂ©s de nos amis et du gros de la troupe. On ne comprends pas grand chose Ă ce qu’il se passe, des flics partout des fluos, des en bleus foncĂ©s (rembourĂ©s) avec camĂ©ras ou en bouclier/matraque ou que la matraque, des "Ă cheval", en motos, en hĂ©lico, des flics partout et comme d’habitude, la justice, nulle part.

On regarde au milieu d’un paquet de badauds rassemblĂ©s par hasard sur cette grande rue commerçante, oĂą les commerces ont plaquĂ©s leurs vitrines derrière de grands panneaux en agglomerĂ©. DĂ©jĂ vu.

On voit d’abord une couche de gens, mĂ©lange de touristes, de consommateurs du lundi, d’activistes et de flics (photographes ou non) en civil, un couche de flics en fluo avec leurs super chapeau sur la tĂŞte, une couche de "pas rigolos" en bleu rembourrĂ© avec des matraques, une couche de fanfare orange, argentĂ©e et allumĂ©e puis la mĂŞme chose dans l’autre sens, sauf que quand on n’arrive au gens, lĂ les flics en civil sont très discrets (donc pas photographes)les touristes et les consommateurs, absents. Ensuite, il y a encore une couche de flics de chaque sorte jusqu’au bout de la rue, c’est la stratĂ©gie du pasticcio.

Resultat : les autres sont paralysĂ©s, et nous on est trop peu pour essayer quoique ce soit. Des brigades de clowns ridiculisent le travail de policiers en les imitant ou en leur suppliant de les arreter parce qu’ils sont des vrais terroristes, la preuve :ils ont des bombes cachees dans leurs pantalons ou sous leurs chapeaux. On decide de s’en aller et on entre dans un magasin acheter des bonbones de gaz pour le camping.

A peine sortis du commerce, on tombe sur deux mille personnes bien motivĂ©es qui avancent sans hĂ©sitation vers un but commun, bien qu’on sache pas bien le quel.En tout cas c’est un pinkgreen&blackbloc, ça c’est bien clair, pas de communistes autoritaires, pas de chrĂ©tiens masochistes pas d’ong charitables. On retourne vite au magasin rendre les bonbones, les flics seraient capables de nous prendre pour des hommes-bombes...

On suit la foule, pleins de joie et d’allĂ©gresse (il Ă©tait temps). Il aura fallu parcourir moins d’un kilomètre, la stratĂ©gie du pasticcio recommence. Plus rock n’ roll cette fois-ci. Cela commence par du remue-fourgon, quelques jets de fleurs (avec racines et terre), cela continue par la cavalerie, les chiens, et cela se termine par une fouille au corps gĂ©nĂ©rale, et des arrestations particulières. Le tout se dĂ©roulant comme un partie de go, celui qui encercle, c’est celui qui gagne. La partie est filmĂ©e et photographiĂ©e par les mediakeufs et les mĂ©diactivistes.

A chacun ses images ...

Nous, on Ă©chappe de justesse aux keufs.

Derrière eux, la démocratie, ouf ...

"rien n’est a personne, tout est a tout le monde"

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