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Appel  soutien ce 10 juin 2003 :

procès de l’Occupation de l’Onem de Liège & procès du Collectif contre les expulsions

mercredi 4 juin 2003

CE MARDI 10 JUIN 2003 AU PALAIS DE JUSTICE DE LIEGE

LE PROCˆS DU COLLECTIF CONTRE LES EXPULSIONS CONTINUENT & CELUI DE L’OCCUPATION DE L’ONEM COMMENCE !!!!!!!!

MOBILISATION € 13H DEVANT LE PALAIS

AUDIENCES (LES DEUX !) € 14H

Appel  soutien 10 juin 2003, Tribunal Correctionnel de Liège, 14h00 : Procès de l’Occupation de l’Onem de Liège, en mai 1999,  l’initiative de plusieurs collectifs, belges et étrangers.

Mai 1999 : la campagne électorale bat son plein. Ce jour-l , « Les Marches Européennes pour l’Emploi et contre la Précarité  » doivent arriver en…gare des Guillemins,  Liège, vers 17h.

16h.45 : une quarantaine de personnes, actives dans différents collectifs liégeois et bruxellois, pénètrent par le porte arrière, la seule ouverte,  l’intérieur de l’Onem, rue Natalis,  Liège. Ils montent au septième étage, où ils demandent  rencontrer le directeur de l’établissement. Ils veulent lui remettre une lettre, qu’ils lui enjoignent de signer.

Cette lettre constituerait un engagement formel de la part du Directeur  humaniser le traitement qui est réservé aux chômeurs ; il s’y engagerait notamment  demander  ses inspecteurs d’arrêter les scandaleuses visites (fouilles) domiciliaires qui commencent  être dénoncées dans la presse et aussi  suspendre toute sanction  l’égard d’un chômeur qui déposerait un recours devant le Tribunal du Travail contre une décision de l’Onem, décision qu’il jugerait non fondée ou excessive.

Le Directeur est absent. Le groupe se mue en commando d’occupation : après avoir évacué calmement le personnel, il se barricade au septième étage,  l’aide de tables, de chaises et d’armoires métalliques et décide d’attendre l’arrivée de son interlocuteur du jour.

17h. : la police est déj sur les lieux. Il faut dire qu’elle n’avait pas longue route  faire : la principale permanence liégeoise est installée  cinquante mètres du lieu occupé. Arrive également une petite centaine de « marcheurs européens  », qui, plutôt que de se laisser balader sur les boulevards jusqu’ l’ancienne caserne Fonck où les attend une petite soirée festive, ont préféré venir soutenir l’action. La moitié d’entre eux accède d’ailleurs  l’étage occupé, où l’instant de quelques minutes, les barrages sont levés.

19h. : l’attente risque d’être longue : les nouvelles ne sont pas bonnes. Le directeur refuse de venir sur les lieux. Les occupants décident donc de se sustenter et de nourrir et abreuver par la même occasion la centaine de personnes qui les soutiennent maintenant au pied du bâtiment. La cafétaria du personnel, installée au septième étage, regorge de victuailles des plus délicieuses ainsi que d’excellents vins.

20h. : sur le toit de l’Onem, sous un superbe soleil, s’installe une conviviale table d’hôte en plein air. Les chansons de luttes scandent un repas comme bien peu de chômeurs peuvent s’en offrir, même pour les fêtes de fin d’année.

22h. : la nuit est tombée. L’angoisse s’installe peu  peu. La police va-t-elle évacuer les occupants : quand et comment ? Le directeur finira-t-il par accepter une entrevue ? En attendant, au vu et au su de tout le monde, y compris de la police en faction devant le bâtiment et de plusieurs responsables de l’Onem, sommés de ne pas déserter les lieux, des personnes inconnues visitent régulièrement les bureaux des quatrième et cinquième étages. Que cache ce manège, qui durera toute la nuit et qui est visiblement toléré par les faibles forces de l’ordre présentes sur les lieux ???

23h. : le Directeur accepte une rencontre au rez-de-chaussée avec trois représentants des occupants. Les négociations pour obtenir une rencontre plus large tournent  cinéma de suspens. L’entrevue aura finalement lieu comme il en plaira  Monsieur le Directeur. Dialogue de sourd : l’administration ne commettrait aucun excès, les sanctions lourdes subies par les chômeurs sont légitimes, « La loi, c’est la Loi, et la Loi, ce n’est pas moi qui la fait  »,...etc...Refus de signer quoi que ce soit, encore moins sous la pression...On a sa fierté de fonctionnaire du Royaume et patati et patata. Les délégués rejoignent le septième étage, où décision est prise en assemblée de poursuivre l’occupation au moins jusqu’au petit matin.8h. du matin : après une nuit plutôt stressante, les occupants décident d’attendre l’arrivée annoncée de tous les marcheurs européens, en route vers Cologne, pour évacuer les lieux.

9h. : les barricades sont levées ; tout le monde sort, groupé, calme, et se mêle aux marcheurs qui applaudissent une action forte, légitime et qui ne restera pas sans répercussions : en juillet, Laurette Onckelinx devient Ministre de l’Emploi et, après une rapide enquête d’efficience, ordonne par circulaire interne aux inspecteurs de l’Onem d’arrêter toute visite au domicile des chômeurs dans le but de vérifier la véracité de leur déclaration de statut (isolé, chef de ménage, co-habitant).

Certes, il ne s’agit que d’une circulaire interne : la loi inique et archaïque qui s’oppose  la seule règle légitime (« une personne, un revenu  ») reste d’application, même si de plus en plus de partis politiques disent vouloir la modifier (y compris le PSC  l’époque, du moins dans ces tracts électoraux !).Mais l’action de mai ‘99  l’Onem de Liège, en faisant la démonstration d’une grande détermination et d’une juste colère de plus en plus large et collective parmi les chômeurs, a inconstestablement pesé sur la manière dont est aujourd’hui traitée cette question.

11h : la police, un responsable liégeois des Marches européennes et la direction de l’Onem visitent les lieux et en dressent l’état d’après occupation ; ils constatent la disparition de nourriture et de boissons, les graffitis qui fleurissent sur des murs détapissés (tout le bâtiment était en réfection), quelques armoires, tables et chaises passablement abîmées.

Deux jours plus tard : le personnel est invité  dresser une liste d’objets personnels disparus ! La liste sera évidemment longue ; Mais ces objets ont-ils réellement été dérobés. Qu’est-ce qui le prouve ? Et quand ont-ils disparu : deux jours se sont écoulés ! Et  quel étage : au quatrième (?), au cinquième (?), ces deux étages « laissés (étonnamment) libres d’accès  » durant toute la nuit et où les occupants retranchés n’ont évidemment pu pénétrer ??? Ou alors au septième : les occupants auraient planqué des objets dans leur poche en sortant, alors qu’ils savaient qu’en bas, ils passeraient devant la police et risquaient fort d’y être sinon arrêtés, en tout cas fouillés, ce qui (étonnamment également) ne fut pas le cas.

Un an plus tard : quatre personnes sont individuellement entendues par la police liégeoise. L’une d’elles, non présente (!) sur les lieux, se demandant le but de cet interrogatoire suspicieux, refuse toute déclaration. Les autres reconnaissent avoir été présentes sur les lieux mais nient avoir commis quelque dégât que ce soit ainsi que d’avoir emporté des objets ne leur appartenant pas.

Mars 2003, quatre ans plus tard : les quatre personnes se retrouvent en Chambre du conseil. Les préventions les plus graves ne sont pas retenues contre elles : association de malfaiteurs et menaces de violence sur la personne du Directeur de l’Onem ! Mais des vols et dégâts pour plusieurs milliers d’euros leur sont reprochés, non pas personnellement (« On ne peut rien prouver contre eux personnellement, clame indigné l’avocat de l’Onem, mais il va de soi qu’ils ont participé  cette opération de véritable commando, sans laquelle ces vols et dégâts n’auraient pu être commis : il y a donc indiscutablement complicité !  »). L’objectif véritable de ce procès politique, qui une fois encore ne dit pas son nom, éclate un peu plus tard : « Monsieur le président, il va de soi que de tels actes ne peuvent rester impunis ; la société doit donner un signal fort, sinon ce serait ouvrir la porte  ce que d’autres récidivent ce type d’opération clairement inacceptable  ». La preuve : alors que ce procès n’arrive que maintenant, quatre ans plus tard et dans l’anonymat quasi complet, combien de bureaux de l’Onem ont-ils été occupés depuis ?

Avril 2003 : le Président de la Chambre du Conseil renvoie les …quatre personnes devant le Tribunal Correctionnel, alors que, rappelons-le, l’une des personnes nie formellement avoir été présente sur les lieux ce jour-l et avoir participé de quelque manière que ce soit  cette action, dont elle n’entendit parler que le lendemain. Seules deux employées de l’Onem,  qui un film politique fut présenté plusieurs mois après les faits, pensent la reconnaître, sans réelle certitude, comme ayant figuré parmi les occupants ou du moins comme pouvant être une des personnes qu’elles auraient vu en pleine nuit sortir du bâtiment avec une grosse boîte en carton, dont tout le monde d’ailleurs ignore visiblement le contenu !

10 juin 2003, Palais de Justice de Liège, 14 heures : comparution au Tribunal Correctionnel de quatre personnes, dont trois ont occupé le septième étage de l’Onem, une nuit durant, il y a quatre ans, pour réclamer principalement que cessent les pratiques de harcellement, de fouille domiciliaire et d’interrogatoire parfois qualifié de « gestapiste  » dont des centaines de chômeurs, et chômeuses surtout, furent victimes des années durant, certains se retrouvant de ces faits dans la rue durant des mois avec leurs enfants, d’autres en hôpital psychiatrique pour dépression nerveuse, d’autres six pieds sous terre après tentative réussie de suicide. Le Tribunal dira si ces personnes sont des voleurs de biens privés et de vilains saccageurs de bâtiments publics. Ils risquent pour le moins plusieurs centaines de milliers d’euros d’amende, voire des peines de prison ferme, sans parler du remboursement des frais dont l’Onem, partie civile, se dit avoir été lésé.

Le contexte politique dans le cadre duquel ces faits ont été commis sera sans doute passé sous silence. L’avocat de la défense réitérera alors cette image : « Imaginez, Monsieur le président, une manifestation de plusieurs centaines ou milliers de militants alter-mondialistes ; quelques individus,  un moment donné, sous les yeux de la police, saccagent la façade d’une banque et boutent le feu  une voiture. Quelques jours plus tard, quelques manifestants, identifiés par la police mais qui furent complètement étrangers aux faits incriminés, sont interrogés  la demande d’un juge d’instruction et se voient renvoyés quatre ans plus tard devant un Tribunal Correctionnel pour avoir, en bande de surcroît, par leur présence dans la manifestation, permis, ou du moins facilité le fait, que des casseurs, non identifiés eux, commettent leurs délits. Qui ne crierait au scandale et  l’injustice, voire au ridicule, si ce n’était la gravité des faits reprochés et la lourdeur des peines en jeu ?  ».

Qui ? Bonne question, Monsieur le Juge, vous ne trouvez pas ?

2 Messages de forum

  • onem peut aider les chomeurs mais en lever leurs alocations de chomages plutôt leurs conseillers des choses adapter a leurs recherches .Car le forem de liege est incompétant .

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    • « il est claire que l’onem agis comme un gendarme voir même pire j’en est fait les frais et il n’ont fait que me décourager dans la voie dans la qu’elle je compter m’enliser, un projet de longue date en tant qu’indépendante tout c’est écrouler autour de moi j’ètais bloqué a tout les niveaux puis un jour par ce qu’ils l’ont décider le cpas me propose de faire un article 60 qui me permet de récupérer mon chômage j’ai perdu 7 ans, c’était dégradant j’ai pris du poid 20kg j’ai perdu confiance en moi et aujourd’hui je commence a me faire aider tout doucement c’est pas évident bcps de chose rentre en ligne de compte, Ils ont fait bcps de degats !!!!! Et au final ils n’ont fait que déplacer le problème... < /quote>

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