intersiderale - διαστρική

Kaspatou :: communiqué de presse

dimanche 2 mai 2004, par suivre.. le lapin blanc

Le collectif « Suivre le lapin blanc  » remercie sincèrement monsieur Willy Legros, recteur de l’université de Liège et veut lui témoigner sa reconnaissance pour la confiance qu’il nous accorde, ainsi que madame Françoise Dupuis, ministre de l’enseignement supérieur de la communauté française et monsieur Frank Vandenbroucke, ministre des affaires sociales et de l’emploi, pour leur intervention positive dans le dossier qui nous concerne.

Merci de faire confiance aux précaires qui se rebellent, aux cybermandai/e/s et leurs ami-es célébrant le 1er mai par l’occupation d’un bâtiment appartenant  l’Université de Liège et situé en république libre d’OutreMeuse, comme on dit chez nous.

Ce merveilleux bâtiment méritait plus que d’être une simple remise abandonnée depuis des années. Il sera un Centre Social et nous servira  proposer au quartier un mediacenter et un cybercafé gratuit, une radio associative, un magasin gratuit (pratique du troc), une bibliothèque et infothèque (pamphlets, journaux, brochures), un labo photo, une cuisine populaire, un atelier pour enfants, des cours de français pour étranger-e-s, un lieu d’exposition, etc…

Le recteur n’aurait pu concéder un tel espace sans l’appui de deux camarades ministres, qui se rappelant subitement qu’ils étaient socialistes ont enfin pris conscience de leurs bétises (c’est dur la majorité violette, on passe vite au mauve). De fait, pour se racheter d’avoir vendu l’enseignement supérieur aux transnationales qui veulent gouverner nos affects et d’avoir mis sous contrôle les chômeureuses qui refusent de se soumettre aux mafias de l’intérim, ils se sont tous deux impliqués personnellement et secrètement dans les négociations avec l’Université de Liège. Qu’ils soient tous deux remerciés de ce sursaut éthique.

Nous remercions également avec insistance monsieur Willy Legros, qui a compris la nécessité de donner une chance  celles et ceux qui essaient de se réapproprier leur existence.

Un tel sursaut de citoyenneté ne pouvait que nous émouvoir même si au départ, il n’a pas été facile d’admettre qu’un bâtiment appartenant  l’université était occupée par des mandaï-es. Encore merci.


Résumé des épisodes précédents

Les années 90’ consacrent le triomphe de la pensée néo-libérale et de la dérégulation économique qui ont jeté des millions de précaires sur la route dans toute l’Europe. Saque de la sécurité sociale, privatisation du bien public, et marchandisation de l’être jusqu’au troufion.

Ces politiques nous veulent précaires, flexibles et intérimaires. Celles-ci ont été planifiées par l’omc, le fmi et le g8. Les représentants de nos “démocraties” européennes se convertissent tour  tour en chiens de gardes du capital et de la guerre, et en gestionnaires des ressources humaines. Ya basta !

Pendant ce temps-l , de l’autre côté de la planète, des enfants, des vieillards, des femmes et des hommes s’organisent dans la jungle du Chiapas. Ils et elles ont libéré depuis une dizaine d’années des territoires maintenant autogérés. Ils nous apprennent la résistance au néo-libéralisme et  la guerre. Ils sont toujours l malgré les attaques des militaires, policiers et paramilitaires de toutes sortes, tandis que le néo-libéralisme est devenu un désastre planétaire ayant complètement abandonné toute idée de droit, et dévastant les vies par la précarisation et la guerre.

Ici, l’université est fière de ses winners, de ses vainqueurs de l’ère néolibérale. N’empêche, comme tous les systèmes scolaires, elle génère également une bonne part de laissés pour compte et de précaires en tous genres. Jusqu’ aujourd’hui elle n’avait rien  leur offrir, heureusement, certains d’entre eux s’unissent et fondent la première spin-off zapatiste : ici, pas de loi de la jungle, juste l’envie de socialiser et de partager. Assurément, une nouvelle fierté ardente.

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