intersiderale - διαστρική

NO BORDER PATRAS 08 - GREECE

Appel au No Border √ Patras

29-31/8/2008

mardi 29 juillet 2008, par intersiderale

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L’ann√©e 2008, pour des raisons imp√©rieuses les administrateurs du pouvoir s’adonnent √ des guerres, conflits et exploitation. Un des foyers de la guerre se trouve en Afghanistan, o√Ļ les forces occidentales, y compris la Gr√®ce, dirig√©es par les √‰tats-Unis ont envahi au nom d’une guerre ¬« antiterroriste¬ » initialement et √ l’heure actuelle ¬« humanitaire¬ », ayant comme but la domination de la r√©gion √ tous les niveaux. Toute la soci√©t√© grecque, quand les premi√®res rumeurs concernant la guerre ont couru, a manifeste furieusement contre la guerre. Au contraire, aujourd’hui, quand les cons√©quences de cette guerre frappent √ sa porte, elle siffle indiff√©remment et hypocritement.

On parle des r√©fugi√©s afghans et autres r√©fugi√©s arabes, qui affluent √ Patras, ville- porte vers l’Europe, et ils y r√©sident temporairement dans les conditions terribles dans un √©tat d’intimidation et de violence par les autorit√©s grecques, avec seul espoir d’√©chapper en Europe Occidental ou rester en Gr√®ce, s’ils ont la chance d’√™tre entre les tr√®s peux qui acqui√®rent de papiers. Ils quittent leur pays ou bien √ cause de la guerre d√©vastatrice ou bien menac√©e par le fondamentalisme religieux des talibans, en esp√©rant trouver en Gr√®ce une vie nouvelle, plus digne et plus libre. Pourtant, en Gr√®ce aussi ils sont les victimes d’une autre dimension de la guerre. Ils sont les ¬« ill√©gaux¬ », les sans papiers, ils n’ont pas le droit de se d√©placer librement, ils se trouvent rejet√©s dans la marge de la soci√©t√©. En r√©alit√© ils ne les reconnaissent pas le droit d’existence.

Actuellement l’√©migrant ou le r√©fugi√© no seulement il est trait√© comme ¬« ill√©gal¬ » ou ¬« clandestin¬ », mais aussi comme criminel. Son destin est d’√™tre le cobaye pour l’application des nouvelles conditions socio-√©conomiques, sur l’ensemble de la population. Dans cette perspective, le 18 de juin de 2008 la ¬« Directive de retour¬ » a √©t√© vot√©e, qui doit √™tre appliqu√©e par les 27 pays membres dans l’espace de 2 ann√©es. La directive pr√©voit :

* La limite de la d√©tention est prolong√©e de 3 √ 18 mois.
* L’expulsion directe est √©tablie et la nouvelle promotion √ des pays tiers en cas d’√©loignement non volontaire.
* Il est interdit √ de personnes qui ont √©t√© expuls√©es d’entrer √ nouveau dans l’ U.E. pour 5 ann√©es.
* Il est possible d’expulser des populations sensibles (femmes enceintes, mineurs, √Ęg√©s).
* Elle établie la carte bleue attribuée exclusivement aux ouvriers spécialisés.

Les r√©fugi√©s afghans, pendant le temps qu’ils restent en Patras, r√©sident assi√©g√©s par les autorit√©s dans le camp qui se trouve dans l’extr√©mit√© est de la ville, pr√®s du port, loin du territoire urbaine, puisqu’ils n’ont pas le droit m√™me pas d’y sortir. Sa population, √ peu pr√®s de 1000 personnes, le plus part des jeunes, augmente durant l’√©t√©. Cette communaut√©, petite en espace, existe en Patras depuis 13 ans, depuis que des Kurdes Irakiens l’ont cr√©e. Les r√©fugi√©s vivent litt√©ralement entass√©s dans des logements improvis√©s, lesquels eux-m√™mes construisent √ l’improviste, sous conditions d’hygi√®ne inexistantes, puisque ni eau leur on offre, ni √©lectricit√© ni espaces d’hygi√®ne. Il faut ajouter aussi q’ √ partir de janvier 2008 y vivent exclus faute d’une d√©cision qui leur interdit la circulation au port et √ la ville. En outre les m√©canismes de la r√©pression ont encercl√© le camp, de sorte que ceux qui se d√©placent en dehors de limites du camp, ils sont battus, arr√™tes, enlev√©, et m√™me expuls√©s.

La majorit√© de la soci√©t√© locale garde un silence de mort et ferme les yeux devant ce ¬« crime¬ » commis, sans prendre position en faveur de ou contre, simplement elle s’occupe de ses propres affaires priv√©es. N√©anmoins, une minorit√© d’habitants s’est r√©unie avec des entrepreneurs locaux, lesquels pressent avec chaque moyen √ fin de d√©molir le camp et expulser les r√©fugi√©s. Ceux-ci sont renforc√©s par la municipalit√© et la pr√©fecture, le m√©dia inclus, lesquelles depuis longtemps non seulement ne traite pas le probl√®me, mais en plus elles refusent toute aide mat√©rielle. D’autre c√īte, des organisations anti-autoritaires (anarchistes) et de gauche, forme depuis de mois un front de solidarit√© vers les r√©fugi√©s et ils ont r√©ussi avec de petits pas en premier lieu √©viter la d√©molition du camp et la r√©alisation d’une entreprise de pogrom, en deuxi√®me lieu se r√©unir avec les r√©fugi√©s en 2 manifestations uniques (janvier et f√©vrier 2008) et finalement les soutenir avec l’aide mat√©rielle, juridique et m√©dicale dans leur vie quotidienne. Un exemple de tout cela constitue l’installation de r√©seau d’eau dans le camp en mai de 2008 et sa l√©galisation par le mouvement de solidarit√©.

Malgr√© tout, le probl√®me n’est pas encore r√©solu et comme l’√©t√© est venu et la pression des autorit√©s suit, une action polymorphe et dynamique est consid√©r√©e n√©cessaire, ainsi qu’un discours qui rapprochera les probl√®mes de r√©fugi√©s et de grecs, qui communiquera leurs probl√®mes et leurs demandes plus largement, afin qu’il constitue un fait qui obligera la soci√©t√© d’une c√īte √ penser et d’autre √ prendre enfin une position active.

On fait donc un appel ouvert pour la participation √ No Border en Patras de 28 jusqu’au 31 d’ao√ »t de 2008. No Border, c’est-√ -dire non-fronti√®res, et dans ce cas il y a un double sens, puisque la ville est affect√©e par fronti√®res int√©rieures et ext√©rieures. Les fronti√®res int√©rieures concernent √ la zone interdite du port, laquelle au nom de la s√©curit√© exclut la ville de la mer, ce facteur vivifiant, en amputant les personnes tant de l’histoire √©conomique, politique et culturelle, que de leur interaction diachronique avec autres peuples √ trav√©s de la mer. Parall√®lement, la soci√©t√© est priv√©e de un des espaces publics plus importants, lequel en partie est privatis√©, tandis qu’une autre partie est grillag√©e et contr√īl√©e par cam√©ras de surveillance du portuaire et des entreprises priv√©es de s√©curit√©. Simultan√©ment, des fronti√®res int√©rieures ont exclu les r√©fugi√©s au camp, au point que nous parlions de un Guantanamo de Patras. Cependant, elle est affect√©e aussi par fronti√®res nationales aussi longtemps qu’il est interdit aux r√©fugi√©s de circuler au port et de voyager vers un autre pays europ√©en.

Entre autres, les objectifs de No Border sont en premier lieu de mettre une fin √ la violence multidimensionnelle qui s’exerce sur les r√©fugi√©s √ travers de la participation massive aux manifestations, discussions et actions d’activisme. Il faut aussi que leur voix et leurs demandes soient √©cout√©s √ toute la soci√©t√©, dans et dehors des fronti√®res. Le discours et l’action d’une solidarit√© essentielle doivent transmuter les demandes des r√©fugi√©s en arguments d’une vie libre et d√©cente pour tous nous.

No Border peut constituer un espace d’expression de la libert√© contre tous types des fronti√®res et unidimensionnelles penseurs, afin que soit cr√©√© un front large uni de d√©structuration de la politique anti–√©migrative qui veut une Europe forteresse et un monde s√©par√© conform√©ment aux int√©r√™ts souverains.

* Aucune personne n’est clandestine
* Asile et conditions d√©centes d’existence pour tous
* Contre frontières intérieures, nationales et supranationales
* Libert√© de d√©placement contre l’exclusion de police du camp, les d√©tentions -enl√®vements et les bastonnades
* Suppression de ¬« la directive de retour¬ » et de toutes les anti-√©migratives pactes internationales
* Le regain de l’espace public du port par la soci√©t√© de Patras

Voir en ligne : noborderpatras

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