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HARC√ˆLEMENT DES ZAPATISTES

lundi 22 mars 2010, par CZIntersiderale

Le 25 ao√ »t 2002 des membres des autorit√©s autonomes zapatistes de la commune autonome Ricardo Flores Mag√≥n se rendirent √ la rancheria Amaytic pour r√©soudre un probl√®me li√© √ la s√©paration d’un couple. Quelques jours auparavant, apprenant que les membres du Conseil autonome se rendraient √  la communaut√©, les priistes organis√®rent des r√©unions extraordinaires avec des paramilitaires de l’Organisation pour la d√©fense des droits indig√®nes et paysans (OPDDIC) dans les communaut√©s Pe√Īa Limonar et Cuauht√©moc, o√Ļ fut planifi√© une attaque contre des membres de l’Arm√©e zapatiste de lib√©ration nationale (EZLN).

√€ 9 heures du matin, ce 25 ao√ »t, un groupe de 20 paramilitaires se rassembla autour de l’√©cole o√Ļ se r√©alisait la r√©union et un peu apr√®s attaqu√®rent les autorit√©s zapatistes. Jacinto Hern√°ndez Guti√©rrez fut attaqu√© et tu√© √ coups de masse dans la t√™te. Plus tard Lorenzo Mart√≠nez Espinoza connut le m√™me sort : apr√®s l’avoir attach√©, ils tir√®rent sur lui √ moins de trois m√®tres de distance √ l’aide d’une carabine calibre 16. Lorenzo mourut sur le coup. Les paramilitaires s’enfuirent couverts par les policiers.

Les jours suivants, les assassins dont les noms et pr√©noms sont connus se r√©fugi√®rent √ Pe√Īa Limonar, toujours avec la protection du gouvernement, ce qui poussa les autorit√©s du Conseil autonome √ emp√™cher qu’eux et leurs complices puissent revenir dans la communaut√©.

Cette histoire pr√©c√®de l’actuelle pers√©cution et les menaces de mort dont souffrent les bases d’appui de la rancheria de Amaytic, qui se retrouvent encercl√©es par deux cents paramilitaires de la Opddic depuis le 16 mars dernier. Le Conseil de bon gouvernement de La Garrucha a d√©nonc√© le fait que "les opddiques" poursuivent les zapatistes avec des armes √ feu et menacent les femmes. Il s’agit de paramilitaires de Pe√Īa Limonar qui construisent en ce moment des maisons √ Amaytic pour les responsables des deux assassinats pr√©c√©demment mentionn√©es. Comme √ Acteal, les paramilitaires veulent revenir sur les lieux de leurs crimes, et comme √  Acteal, ils b√©n√©ficient de la complicit√© du gouvernement de l’√‰tat.

C’est la provocation la plus r√©cente, qui vient s’ajouter aux agressions √  Laguna San Pedro, √ Bolon Ajaw et au hameau de Santo Domingo, pour ne mentionner que les harc√®lements du mois pr√©c√©dent.

Face √ l’augmentation de la violence contre les villages zapatistes, ce samedi des protestations sont organis√©es dans de nombreuses villes du Mexique et du monde. Sur la place centrale de la capitale du pays d√®s 10 heures du matin seront pr√©sents des brigades d’information, des groupes musicaux, des banderoles et la pr√©sentation de l’Autre Mus√©e ¬« Voyage virtuel dans la r√©sistance zapatiste ¬ ».

Gloria Mu√Īoz Ram√≠rez.

"La Jornada", samedi 20 mars 2010, chronique ¬« Ceux d’en bas ¬ ».

Le harc√®lement contre les bases d’appui zapatistes augmente dans la commune autonome ¬« Ricardo Flores Mag√≥n ¬ »

La OPDDIC soutient le retour √ Amaytik de personnes impliqu√©es dans deux assassinats en 2002.

Depuis mardi dernier des bases d’appui de la rancheria Amaytik de la commune autonome Ricardo Flores Mag√≥n sont recherch√©es, menac√©es de mort et d’expulsion par environ 200 membres de l’organisation OPDDIC. Le Conseil de bon gouvernement (CBG) "Le chemin du futur" du Caracol de La Garrucha d√©nonce que ces ¬« priistes opddiques ¬ » √©quip√©s d’armes √ feu ¬«  recherchent nos compas pour les emmener, et les femmes qui sont seules dans leur maison, menacent de tuer tous leurs animaux, et de les expulser. ¬ »

Ces ¬« opddiques ¬ » originaires de l’ejido Pe√Īa Limonar ont commenc√© √  construire des maisons √ Amaytik pour les responsables des deux assassinats commis l√ en ao√ »t 2002. ¬« Ce sont des assassins, le mauvais gouvernement le sait et ne fait absolument rien, au contraire ils sont aid√©s par le pr√©sident municipal paramilitaire d’Ocosingo, le paramilitaire de l’√‰tat du Chiapas Juan Sabines, et le paramilitaire f√©d√©ral Felipe Calder√≥n. ¬ »

Le CBG rappelle que le 25 ao√ »t 2002 ¬« il y a eu un probl√®me de s√©paration de couple ¬ » √ Amaytik, et que s’y d√©plac√®rent l√ ¬« nos autorit√©s autonomes pour r√©soudre ce probl√®me, deux compas autorit√©s y furent assassin√©s alors qu’ils repartaient du lieu, √ l’aide d’une carabine calibre 16, de machettes et de masses : Lorenzo Mart√≠nez Espinoza, porte-parole du conseil autonome, et Jacinto Hern√°ndez Guti√©rrez. ¬ »

Les assassins √©taient Jacinto Hern√°ndez Ballinas (√ l’aide d’une arme √  feu), Gaspar Hern√°ndez P√©rez, Santiago Hern√°ndez Guti√©rrez, Nicol√°s Hern√°ndez Guti√©rrez, Jacinto Hern√°ndez P√©rez, Santiago Hern√°ndez Guti√©rrez, Nicol√°s Hern√°ndez P√©rez, Nicol√°s Alfredo Hern√°ndez Ballinas, Manuel Guti√©rrez Hern√°ndez et Ignacio Hern√°ndez P√©rez (√ l’aide de masses et de machettes).

Devant ces faits ¬« l’investigation fut poursuivie ¬ » et le conseil autonome convoqua les autorit√©s priistes de l’ejido Pe√Īa Limonar qui ne vinrent jamais. ¬« Les assassins partirent se r√©fugier √ Pe√Īa Limonar, prot√©g√©s par le mauvais gouvernement ¬ ». En cons√©quence, le conseil autonome d√©cida d’emp√™cher que les assassins ¬« et tous ceux qui √©taient d’accord avec eux ¬ » puissent rester √ Amaytik. ¬« Aujourd’hui ce probl√®me d’une autre √©poque est revenu sur la table, explique le CBG, car ¬« les assassins ont commenc√© √ causer √ nouveau des probl√®mes ¬ ». Les bases d’appui de l’EZLN qui vivent √ Pe√Īa Limonar ¬« ils les font chier, ils leur coupent l’√©lectricit√©, ils les obligent √ payer l’imp√īt de la terre ¬ », alors que ¬« nous [les zapatistes] ne recevons ni ne donnons quoi que ce soit au mauvais gouvernement, nous sommes dans la r√©sistance. ¬ »

Le 8 mars pass√© ils leur ont coup√© l’arriv√©e d’eau, d√©truisant et volant 966 m√®tres de tuyaux, et les cl√©s de chaque maison. Le CBG avertit : ¬«  Nous allons remettre l’eau aux compas, parce que, sans l’eau vitale, on ne peut pas vivre, nous sommes l√ -dedans et nous ne pleurons pas pour des miettes aupr√®s du mauvais gouvernement, nous allons obtenir (le mat√©riel) avec notre dur travail, nous ne voulons pas qu’il y ait de nouveau de probl√®me, mais ces "opddiques" le probl√®me ils l’emm√®nent encore plus loin. ¬ »

Le 15 mars dernier, les priistes pouss√®rent les assassins √ revenir √  Amaytik pour leur ¬« donner la propri√©t√© ¬ », accompagn√©s de personnes de Pe√Īa Limonar, de Yoc Navil, de Pamanavil, de San Antonio Catarraya, de Rancher√≠a Ganxanil et de Nueva Providencia, ¬« et ils sont arm√©s. ¬ »

¬« Nous d√©fendrons nos compagnons et nos terres, avec un accord selon notre coutume, nous ne voulons pas de probl√®mes, nous chercherons toujours l’accord entre les parties √ la source du probl√®me, mais le mauvais gouvernement se met toujours dans ces histoires et c’est l√ que √ßa ne se r√©sout pas parce que l’intention est autre, elle s’appelle contre-insurrection. ¬ » conclut le CBG.

Hermann Bellinghausen, "La Jornada", 18 mars 2010.


NOS COMPA√‘EROS JUVENTINO ET NOEL GARC√ A CRUZ, DU CODEDI - AMZ, SONT LIBRES

L’Alliance magoniste zapatiste (AMZ) se f√©licite de la lib√©ration de nos fr√®res et compa√Īeros du Comit√© de d√©fense des droits indig√®nes de Santiago Xanica (CODEDI) Juventino et Noel Garc√≠a Cruz, aujourd’hui, mercredi 17 mars √ 8 heures, du p√©nitencier de Pochutla (Oaxaca) ; depuis le 15 janvier 2005, ils √©taient prisonniers du gouvernement d’Ulises Ruiz Ortiz, pour le fait de d√©fendre leur terre et leur autonomie.

De m√™me, nous remercions pour leur solidarit√© et leur fraternit√© toutes les personnes, compa√Īeras et compa√Īeros, et toutes les organisations du Mexique et du monde, puisque cette grande r√©ussite est le r√©sultat de la lutte et de la solidarit√© de toutes et de tous.

Il manque encore la lib√©ration de notre compa√Īero Abraham Ram√≠rez V√°zquez, du CODEDI, actuellement d√©tenu au centre de r√©clusion r√©gional de Miahuatl√°n de Porfirio D√≠az (Oaxaca), qui a √©t√© injustement emprisonn√© avec nos compa√Īeros le 15 janvier 2005 ; nous continuons √ lutter pour sa lib√©ration.

Libert√© pour Abraham Ram√≠rez V√°zquez ! Lib√©ration des prisonniers politiques ! √€ bas les murs des prisons !

Bien √ vous.

Comit√© de d√©fense des droits indig√®nes, Santiago Xanica, Oaxaca (CODEDI) Organisations indiennes pour les droits humains √ Oaxaca (OIDHO) Collectif autonome magoniste (CAMA) Alliance magoniste zapatiste (AMZ)

DEUX PRISONNIERS POLITIQUES DE SANTIAGO XANICA LIB√‰R√‰S

17 mars 2010.

C’est une grande joie que d’avoir obtenu la libert√© des compa√Īeros Noel Garc√≠a Cruz et Juventino Garc√≠a Cruz aujourd’hui √ 9 h 15. Enfin libres !

Les compa√Īeros, tous deux de la communaut√© de Santiago Xanica et appartenant au CODEDI-Xanica, √©taient d√©tenus au p√©nitencier de Pochutla.

Ils ont √©t√© les premiers prisonniers politiques emprisonn√©s par l’administration d’Ulises Ruiz Ortiz d√®s janvier 2005. Ils ont ainsi pass√© en prison presque tout le gouvernement de l’assassin et r√©presseur Ulises. Le compa√Īero Abraham Ram√≠rez V√°zquez reste, lui, injustement incarc√©r√©.

Nous continuons √ lutter pour la libert√© de tou-te-s.

Personne n’est libre tant que nous ne sommes pas tou-te-s libres. Jusqu’√ ce que sorte le dernier prisonnier, n’arr√™te jamais de lutter.

VOCAL (Voix d’Oaxaca construisant l’autonomie et la libert√©)

Traduit par el Viejo.

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